Tizi-Ouzou - A la une

Autre temps, autres m'urs



Autre temps, autres m'urs
Par miracle, la dernière journée du championnat s'est déroulée sans heurts ni dépassements. On en arrive à crier de joie et à afficher une grande satisfaction quand les supporteurs des clubs de football se montrent fair-play et sportifs en même temps.Il est de coutume que durant les derniers matchs de chaque saison, des dépassements sont enregistrés presque partout sur le territoire national. Dieu merci, le calme et la sportivité règnent depuis quelque temps dans nos stades. On espère que cela durera et pour longtemps et que les cauchemars vécus se transforment en l'unique rêve des mordus du ballon rond. Celui de voir notre football recouvrer ses vertus et surtout ses qualités, celles-là mêmes qui, un jour de l'été 82 l'ont propulsé sur le devant de la scène mondiale grâce à des jeunes footballeurs presque tous issus du championnat national. Un seul rêve revient à chaque fois secouer cette nostalgie des années fastes du football algérien où les rencontres se déroulaient dans la fraternité et dans un esprit sportif inégalable. Autre temps, autres m?urs, la désillusion s'est substituée au rêve et le cauchemar à l'espoir. Rien n'est plus comme avant et la violence s'est progressivement enracinée dans les m?urs allant jusqu'à faire des victimes, comme ce fut le cas à Tizi Ouzou quand le joueur camerounais Albert Ebossé a trouvé la mort au stade du 1er-Novembre alors qu'il rejoignait les vestiaires. C'est la raison qui fait que l'on saute de joie quand une journée du championnat se déroule sans grabuges ni dépassements. On pousse même un ouf de soulagement et en notre for intérieur, on se dit que cette fois-ci est peut-être la bonne. Sauf si ce calme précède la tempête, chose que personne ne souhaite car cette violence a énormément porté préjudice au football et continue à le tirer vers le bas et à donner de lui une très mauvaise image et une piètre réputation.
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