10 morts et 35 blessés
La ville de Lakhdaria, dans la wilaya de Bouira, s’est réveillée, hier matin, à la suite d’une intense déflagration qui a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde.
L’explosion s’est produite à 6h40 du matin devant une caserne militaire sise à quelque 500 mètres de la SNIC sur la RN-05. Il semblerait qu’il s’agisse d’un camion piégé conduit par un kamikaze d’une vingtaine d’années. Ce camion, donc, a heurté, alors qu’il était lancé à grande vitesse, le portail d’entrée principale de la caserne.
Selon le bilan officiel, cet attentat terroriste a fait 8 morts et 23 blessés parmi les militaires dont une dizaine sont gravement atteints, mais d’autres sources avancent le nombre de 10 morts et 35 blessés. Des sources avancent qu’il s’agit-là d’un camion de ravitaillement qui a été intercepté en cours de route par les terroristes islamistes lors d’un faux-barrage et qu’ils ont, ensuite, transformé en bombe roulante. Si cette information se confirme, cela expliquerait, peut-être, pourquoi ce camion a eu autant de facilités pour atteindre sa cible en dépit des mesures prises par les forces de sécurité pour faire face à ce type d’action. Toujours est-il, tout juste après l’explosion, plusieurs hélicoptères ont survolé la région tandis que l’armée, au sol, bouclait tout le périmètre. La RN-05 a, également, été immédiatement fermée à la circulation automobile.
Des témoins sur place, ont fait état d’une ambiance très morose et d’un moral au plus bas car la situation semblait être maîtrisée avec le retour, dans la région, d’une relative accalmie ces derniers mois. Cet attentat-suicide est le premier depuis les derniers attentats majeurs qui ont frappé la capitale le 11 avril dernier. Le 16 mai dernier, une bombe artisanale avait tué une personne dans un carrefour à Constantine, la veille de l’ouverture du scrutin législatif.
Le 6 juin , une bombe artisanale avait explosé à Tizi-Ouzou près de la gare routière et le Palais de justice faisant un mort.
Le wali de Tizi-Ouzou a, par ailleurs, échappé, le 5 juillet dernier, à une bombe placée au passage de son cortège à Aït Yahia, près de Tizi-Ouzou.
Lakhdaria, anciennement Palestro, est une région montagneuse et boisée, réputée par ses redoutables gorges, et qui avait été le siège d’importants foyers de terroristes islamistes durant les périodes chaudes du GIA où les assassinats de civils étaient légion.
Une région qui a vécu le calvaire avant que des hommes, des patriotes, à l’image de Cheikh Mekhfi, ne renversent la cadence.
Cet attentat intervient au sixième mois de la déclaration par le sinistre GSPC de son allégeance aux assassins d’Al-Qaïda.
Il sonne également comme une réponse au discours prononcé par le chef de l’Etat à l’occasion du 45ème anniversaire de l’indépendance nationale où il sommait les forces de sécurité, l’ANP en tête, d’intensifier la lutte contre le terrorisme pour l’éradiquer totalement.
Le coup médiatique étant toujours recherché, cet attentat intervient le jour même de l’inauguration officielle par le président Bouteflika des jeux africains.
Quand on sait le nombre de journalistes étrangers venus couvrir cet événement, il n’est pas difficile d’imaginer le but recherché par ces assassins en commettant leur forfait.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com