
Les artisans espèrent trouver des solutions à la rareté de la matière première, l'argent et le corail.Les artisans exposants chercheront désormais à participer aux occasions qui offrent les plus grandes opportunités de vente.La fête était grandiose ce jeudi au chef-lieu d'Ath Yenni pour le lancement de la 14ème édition de la traditionnelle fête du bijou. Artisans, conférenciers, responsables locaux étaient présents en force au côté des organisateurs qui ont déjà commencé le travail depuis plusieurs mois. Le sacrifice en valait la peine d'ailleurs, car l'organisation était méticuleuse.C'est donc dans une ambiance colorée que la fête a été lancée ce jeudi dans la matinée. La ville s'était parée de sa traditionnelle tenue en éclats de couleurs. Ath Yenni ressemblait à s'y méprendre à une véritable fée. Le bijou en argent recouvrait tout son éclat. Cette occasion qui s'étalera donc jusqu'au 5 août regroupe quelque 70 artisans venus de Tizi Ouzou et de plusieurs autres wilayas du pays pour exposer et vendre leurs produits. Les stands sont, comme à l'accoutumée, installés au niveau du CEM Larbi Mezani et la maison de jeunes Ali Kedache de la ville.Pour la circonstance, les organisateurs ont mis au point un riche programme fait d'activités artistiques et culturelles. Les organisateurs ont également inscrit au menu des conférences qui traiteront de plusieurs thématiques liées essentiellement au bijou traditionnel, Tameghra N Lfetta, mais surtout la dimension économique de ce créneau et de son importance sur la vie des artisans. La place de l'artisanat dans le développement du secteur du tourisme sera également largement évoquée par des conférenciers.En fait, les conférences sont intéressantes à maints égards. Mais, le point qui retiendra au plus haut niveau l'attention des artisans n'est autre que celui des problèmes qu'ils vivent quotidiennement. Certains obstacles risquent même de faire disparaître leur métier pourtant millénaire. Les artisans espèrent en effet trouver des solutions à la rareté de la matière première, l'argent et le corail. Ce dernier justement requiert une attention particulière car il ne s'agit pas de problèmes de disponibilité. Le corail largement utilisé dans la décoration des bijoux est aujourd'hui victime d'une grande maffia qui sévit sur les côtes algériennes d'Est en Ouest. Par ailleurs, il convient de rappeler que la dimension économique de ce genre de fête revêt de plus en plus d'importance. La vente des produits est le seul moyen de faire vivre un métier contrairement à ceux qui pensent que les subvenions sont la solution. Aujourd'hui, il convient d'intégrer ce souci dans toutes les fêtes qui aspirent à se pérenniser dans un environnement concurrentiel. Les artisans exposants chercheront désormais à participer aux occasions qui offrent les plus grandes opportunités de vente. C'est justement cet atout qui s'offre à toutes les fêtes organisées dans la wilaya de Tizi Ouzou.Située sur le littoral, la wilaya doit penser à intégrer l'intercommunalité dans la gestion de ces fêtes car en cette période estivale, le potentiel acheteur représenté par les estivants qui affluent vers Tigzirt et Azeffoun est énorme. Fait de plusieurs millions chaque été, les organisateurs de ces fêtes doivent au moins penser à installer des chapiteaux pour accueillir des exposants qui trouveront là certainement beaucoup d'acheteurs. Et à l'évidence, exposer à Tigzirt ou Azeffoun lors d'une fête qui se tient à Ath Yenni ou à Maâtkas, n'enlève rien au prestige de ces localités. Bien au contraire, l'intercommunalité s'en retrouvera renforcée comme mode de gestion des collectivités.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com