Tizi-Ouzou

Ath Yenni essaie de sauver le métier de bijoutierFête annuelle du bijou



Ath Yenni essaie de sauver le métier de bijoutierFête annuelle du bijou
La commune d'Ath Yenni, à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, vit, depuis hier vendredi, au rythme de la fête annuelle du bijou qui s'étalera jusqu'au 23 du mois en cours. La localité, qui a préparé comme il se doit l'évènement, s'est parée de ses plus beaux atours pour accueillir la manifestation, devenue une tradition, ainsi que ses nombreux hôtes qui viennent, comme chaque année, des quatre coins de la Kabylie pour voir de près les bijoutiers qui continuent, vaille que vaille, d'assurer la pérennité du métier, nonobstant les multiples difficultés relatives à la cherté, au manque de matière première ainsi qu'aux méventes auxquelles ils font face. Pour Ismaïl Deghoul, P/APC de la localité, cette manifestation culturelle, qui n'a pas pu avoir lieu l'année dernière à cause de problèmes techniques et financiers, est un espace de rencontre et d'échange d'expériences entre les bijoutiers. « Ces dernières années, les bijoutiers font face au problème de mévente. Un bijoutier qui paye chèrement un kilogramme d'argent et qui, une fois la matière première transformée en bijou, n'arrive pas à l'écouler, n'a d'autre choix que de fermer boutique, dût-il être animé de bonne volonté. C'est pour cette raison que nous essayons de créer des occasions et de trouver des terrains propices pour permettre aux bijoutiers de faire la promotion de leurs produits », a souligné le maire, précisant que beaucoup de bijoutiers connus dans la région ont mis les clefs sous le paillasson à cause notamment des problèmes liés essentiellement aux difficultés du marché. Aussi l'organisation de cette manifestation s'avère d'autant plus importante qu'elle constitue une aubaine pour les bijoutiers en vue d'exposer leurs préoccupations aux autorités locales afin que celles-ci prennent en charge leurs doléances. Les autorités locales ne lésinent pas sur les moyens pour la promotion et la protection de ce métier transmis de père en fils. Le P/APC a soutenu, dans ce cadre : « Nous avons entrepris des contacts avec plusieurs assemblées populaires communales pour l'organisation de semaines culturelles du bijou à travers le territoire national ». Une façon, comme une autre, de contribuer à la sauvegarde d'une profession qui faisait dans un passé récent la fierté de toute une région. Placée sous le thème évocateur de « La relance de la formation et de la promotion de la bijouterie d'Ath Yenni », la fête du bijou, dont le coup d'envoi a été donné, hier, au collège Larbi-Mezani, est sans aucun doute une véritable rampe de lancement à cette activité ancestrale qui a certes résisté au temps, mais qui, pour diverses raisons, peine, depuis quelque temps, à prendre son essor. Une soixantaine de bijoutiers issus d'Ath Yenni et d'ailleurs participent à cette fête qui leur permettra de discuter de leur profession, d'exposer leurs problèmes et, éventuellement, de proposer des solutions. Soulignons qu'outre le bijou, exposé au collège en question, la maison de jeunes Ali-Keddache abrite une exposition-vente de broderie, ébénisterie, vannerie, poterie et tapisserie. Des tables rondes, animées par d'anciens bijoutiers, sont aussi au menu du programme de cette manifestation, en plus d'une soirée artistique prévue pour le 22 du mois en cours.
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