Tizi-Ouzou - A la une

«Assa, azekka, Bouteflika yella, yella»



«Assa, azekka, Bouteflika yella, yella»
Abdelmalek Sellal, directeur de campagne du candidat Bouteflika, ne pouvait pas espérer mieux. Son meeting animé hier à la maison de la culture Mouloud-Mameri de Tizi Ouzou, complètement quadrillée, pour éviter le scénario de Béjaïa, est une réussite.Sellal qui y a prononcé son plus long discours depuis le début de la campagne électorale (près d'une heure), s'est même permis une «entrée en scène originale».Il s'est «frayé» un chemin au milieu de la salle archicomble sous les applaudissements et les youyous du nombreux public constitué de jeunes, de femmes et de vieux qui scandaient assa azekka Bouteflika yella, yella (aujourd'hui et demain, Bouteflika est toujours là), saluant quelques-uns au passage avant de monter sur scène, et recevoir un burnous blanc des mains du fils du colonel Si Mohand Oulhadj et du neveu de Abane Ramdane.«Merci pour cet accueil et cette présence. Je suis très content d'être parmi vous aujourd'hui à Tizi Ouzou. Je me sens à l'aise quand je viens ici. Merci pour cet accueil d'hommes. Quand je dis hommes, je veux dire hommes et femmes. Les uns ont des moustaches et les autres ont de beaux cheveux», lance-t-il d'emblée après le Azul amokrane d'usage (un grand bonjour).«Je suis porteur du message d'amitié et de fraternité de la part du président candidat, Abdelaziz Bouteflika, qui a insisté hier pour me dire de saluer très fort les gens de Tizi Ouzou», ajoute-t-il, avant de rappeler qu'en 2009, Bouteflika, pour remercier les Kabyles de leur accueil, avait dit : «Maintenant, je peux mourir tranquille.»Il saluera aussi les gens de la wilaya de Béjaïa, «des hommes aussi», dont certains sont présents dans la salle et brandissaient une pancarte sur laquelle est écrit «les citoyens de Béjaïa soutiennent Bouteflika».Assuré du «soutien kabyle», promis par le directeur de campagne au niveau de la wilaya, Ould Ali L'hadi, Abdelmalek Sellal lance : «Nous lui avons demandé de vivre encore pour qu'il conduise le pays vers la place qui lui sied.»Sellal parle évidemment de Bouteflika qui est «capable» de parvenir à cet objectif avant de rendre hommage aux gens de Tizi Ouzou, qui étaient «à l'avant-garde» dans tous les combats pour l'Algérie et son unité.Il citera pêle-mêle, Abane Ramdane, les colonels Amirouche et Mohand Oulhadj, Krim Belkacem, Aït Ahmed, «d'argaz, c'est un homme, ndlr) auquel il souhaite un prompt rétablissement, Tahar Djaout, Mouloud Mameri ou encore Matoub Lounès. Il avait auparavant d'ailleurs déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle commémorative du Rebelle (Matoub).«Il faut définitivement comprendre que Tizi à besoin de l'Algérie et l'Algérie a besoin de Tizi Ouzou», lance encore Sellal pour qui Tizi qui est «l'appui de la capitale», n'est pas seulement belle mais «belle et rebelle, n'en déplaisent à certains». Aussi promet-il, au nom du candidat qu'il représente, d'en faire un «grand pôle culturel, scientifique et économique».Bouteflika a, selon lui, un «programme» pour renforcer Tizi Ouzou, notamment sur le plan touristique «abandonné», reconnaît-il. Sur le plan linguistique, Sellal assure que Bouteflika va promouvoir davantage tamazight.«Comme vous le connaissez, Bouteflika est un homme qui a toujours tenu parole. Il avait promis de constitutionnaliser tamazight et il l'a fait. Ce processus sera poursuivi et renforcé pour que tamazight devienne une langue de sciences et de technologie», a-t-il affirmé.Il a également insisté sur la nécessité de «préserver notre identité et notre diversité culturelle qui font la force de notre unité nationale». «Nous avons besoin de la diaspora algérienne»Affirmant que grâce à Bouteflika, l'Algérie a retrouvé la paix, sa place dans le concert des nations et les Algériens se sont réconciliés entre eux, Abdelmalek Sellal développe un autre aspect du programme de Bouteflika, jusque-là «oublié», à savoir le rôle de la communauté algérienne à l'étranger.La wilaya de Tizi Ouzou comptant l'une des plus fortes diasporas algériennes à l'étranger, Abdelmalek Sellal compte sur cette dernière pour «aider le pays à se développer».«Nous allons conforter la force de nos concitoyens à l'étranger. Nous souhaitons leur participation dans le développement de l'économie nationale. Nous avons besoin d'eux car ils constituent une richesse de plus pour l'Algérie. Il faut qu'ils nous aident à bâtir l'Algérie. Nous leur faciliterons la tâche», dit Sellal à ce propos car il s'agit et c'est dans le programme du candidat, de «bâtir un Etat moderne et fort, basé sur la science et la connaissance».Aussi pour y parvenir, Sellal reviendra longuement sur le projet du «renouveau national», que le candidat Bouteflika compte mettre en ?uvre visant essentiellement à passer le témoin à la jeune génération qui est «formée» et capable de diriger le pays. «On doit faire confiance à cette génération», dit-il.«Le pays va bien. Nous devons avoir le même projet, le même objectif, une Algérie où tous les citoyens doivent retrouver leur bonheur», a-t-il encore lancé.«Et les moyens existent», tranche-t-il, «mais il faut qu'on travaille main dans la main». Et bien sûr, soutenir Bouteflika «qui doit poursuivre sa mission», car selon Sellal, «c'est le seul candidat doté de la force et du sérieux» nécessaire, mais aussi et surtout parce qu'il «croit fermement en le pays» et est contre «l'exclusion et la violence».Sellal reconnaît qu'on a «une société compliquée et complexe». «C'est pour ça, réitère-t-il, qu'il nous faut le sérieux de Bouteflika» qui va «mettre la dernière pierre» à l'édifice Algérie.


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