Les matchs de fin de saison se «négocient», dit-on, et ce n'est étrange pour personne. Il y a des vérités qui se vérifient et éclatent aux yeux des professionnels, donc des vérités qui ne trompent personne. La Fédération algérienne de football est déjà mise en alerte.Son action doit tout simplement veiller à ce que cette «triche» soit isolée et mise à nue par des enquêtes minutieusement menées afin de déterminer si oui ou non des arrangements ont eu lieu au profit de tel ou tel club.
En 2012, la FIFA reconnaissait que «le football faisait face à des difficultés sans précédent concernant les matchs arrangés», dont les effets sont ressentis à l'échelle nationale, régionale et internationale... Ces pratiques criminelles «endommagent l'intégrité de la FIFA et la réputation des organisations dirigeantes du football», a souligné l'organisme, qui a fait face l'année dernière à des scandales de corruption sans précédent. «La plus grande menace provient aujourd'hui de criminels internationaux qui conspirent et réussissent parfois à manipuler des matchs internationaux de football», a poursuivi la FIFA.
Laquelle avait divulgué des documents d'un ancien «fixeur» de matches démontrant à quel point certaines rencontres sportives sont gangrenées par la corruption. «On veut deux buts encaissés par mi-temps et tu auras droit à marquer un but après avoir encaissé le quatrième but. La récompense sera de 100 000 dollars», écrit Raj Wilson Raj Perumal réputé pour être l'un des plus grands truqueurs de matchs dans le monde. Dans un email adressé à une équipe nationale dont le nom a été noirci par la Fifa. Le courriel, daté d'août 2008, a été divulgué par la Fifa lors d'une conférence de presse destinée à présenter les nouveaux outils de la fédération contre les matches truqués. «Des cas se multiplient et donnent des frissons. Le football est empoisonné, trituré et menace l'avenir du football dans le monde».
Cet Singapourien de 51 ans, raconte que l'essor d'Internet a considérablement favorisé le développement du système. Pour lui, c'est l'époque où le football est rentré dans une nouvelle dimension. «Plus qu'un sport, c'est un business», disait-il. «Les gens veulent gagner et ils feront tout pour obtenir un résultat». «Nous pouvions voir les matches du monde entier. J'ai eu l'occasion de cibler les pays vulnérables, ceux où les gens sont enclins à accepter des pots de vin. Alors j'ai créé une entreprise et j'ai commencé à contacter par mail les associations et créer des relations», explique-t-il. C'était d'autant plus facile que certaines fédérations «vous accueillent à bras ouverts».
Chez nous, après le match CRB - JSK, d'étonnantes rumeurs circulent et font le tour de la Kabylie et même de l'Algérois. Un peu partout ce discours se fait une place souvent dans des discussions sur les places sportives, dans un but bien précis d'expliquer une défaite lorsque celle-ci laisse des traces de doutes sur la manière dont elle s'est réalisée.
Des commentaires assez acerbes de la part des supporters dénoncent «le comportement de deux ou trois joueurs qui donnaient l'impression d'attendre le deuxième but», «un gardien de but qui lâche bêtement la balle pour aller mourir au fond des filets...» «Une JSK qui s'est laissée mener de bout en bout». «Il y avait du cinéma, du théâtre», «des joueurs, pas tous, mais tout le monde avait remarqué malheureusement de quelle manière elle est en train de glisser vers la troisième place». Mellal, le président de la JSK est intervenu ce jeudi sur la chaîne «Berbère TV» «Après le match face au MCA, nous nous sommes réunis avec les joueurs pour le faire part de notre mécontentement quant au résultat qui aurait pu être le nôtre. Nous les avons écouté et ils avaient reconnu qu'il y avait des erreurs de maîtrise de la balle, et nous nous sommes quittés sur une promesse de faire le maximum contre le CRB...»
Au terme de cette rencontre, Mellal avouera qu'il n'avait pas reconnu son équipe. «J'étais fou de rage parce que je suis d'abord un gagneur, et non un pessimiste». Répondant aux rumeurs : «Je ne suis pas de ceux qui négocient les matchs, pas du tout, cela me dégoûte lorsque des idées pareilles viennent à être semées pour tenter de déstabiliser cette équipe qui dérange et que beaucoup d'équipes veulent battre... Oui, il est vrai qu'ils ont surpris par leur mauvais jeu. Ce n'était pas la JSK que nous avons tous connu lors des grands matchs. L'inexpérience, peut-être, serait à l'origine. Je dis qu'il n'y a pas le feu en la demeure. Il reste encore huit matchs. Nous allons remobiliser les joueurs et nous devons tous continuer à les soutenir, à les encourager et à ne pas les abandonner.
La JSK va reprendre sur le terrain, les matchs qui restent sont certes difficiles, mais par uniquement pour nous, même pour les équipes qui viennent nous affronter que ce soit à Tizi-Ouzou ou à l'extérieur. N'oubliez pas que la JSK est aussi un os pour nos adversaires, eux aussi craignent ce club». Enfin, il conclura par dire «nous faisons confiance à nos supporters qui sont la colonne vertébrale de cette équipe. Nous espérons que ce n'est qu'un passage à vide. Sincèrement nous le souhaitons. Dumas, lui en professionnel, veut mettre dans le bain tous les joueurs, c'est sa stratégie, mais pas en fin de saison qui réclame des joueurs expérimentés. Nous restons sereins pour la suite, le maintien a toujours était le point central de cette traversée, alors espérons... Aux supporters, je leur dirai ??on n'abandonne jamais et la JSK n'abandonne personne''. Nous allons mettre toute notre énergie pour être prêts pour le prochain match».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com