
Dans la wilaya de Tizi Ouzou où la grande majorité des 67 APC que compte la wilaya étaient pratiquement en veilleuse ces dernières années, les citoyens attendaient monts et merveilles de ces nouvelles élections locales en matière de souffle nouveau et de changement radical. Mais voilà que tous ceux qui aspiraient à un véritable renouveau au sein de nos assemblées communales commencent à déchanter car les alliances tant espérées ici et là se font plutôt au forceps et donnent lieu, très souvent, à des avortements plus ou moins imprévisibles par la faute des partis contractants ou de quelque fantasque élu qui jongle du matin jusqu'au soir ou déchante chaque matin selon l'humeur du jour. Selon quelques indiscrétions recueillies dans les fins fonds de la Kabylie, il paraît que les tractations se font à 'couteaux tirés" et la bataille des sièges s'en va crescendo depuis la fameuse proclamation des résultats de ces élections jusqu'à engendrer des pressions de toutes sortes, voire des intimidations envers certains nouveaux élus pour accepter ou au contraire refuser telle ou telle alliance.
Pis encore, dans certaines localités, des alliances se négocient même à coup de centaines de millions tant il est vrai que de nos jours, le 'commerce électoral" se fait de plus en plus juteux. Ceci dit, il faut bien convenir que de tels blocages ne font qu'empirer la situation dans certaines communes où la gestion des cités n'est déjà guère reluisante. D'ailleurs, le cas le plus frappant est celui de l'APC de Tizi Ouzou, pourtant important chef-lieu de wilaya qui compte plus de 80 000 électeurs, où l'on assiste depuis quelques jours à un constat d'embouteillage monstre que ni la sagesse des uns, ni la raison des autres, n'arrivent à fluidifier pour aboutir à un consensus d'intérêt général.
Dans une APC où le RCD a raflé 7 sièges suivi du FFS (6), du RPR (6), du FLN (6), du RND (4) et du MEN (4), il paraît que le RCD aurait conclu ces derniers jours un pacte d'alliance secret avec deux partis pour obtenir le quota minimum de 17 sièges qui devait lui permettre de gérer la commune mais selon un 'top-secret", un candidat issu d'un des deux partis constants aurait fait volte-face au dernier moment.
Résultat des courses, à Tizi Ouzou, c'est toujours la bouteille à encre et la commune qui a tellement souffert durant ces dernières années d'une gestion hasardeuse et tout simplement chaotique continue à manger son pain noir, et ce, au grand dam de toute une population qui ne sait plus à quel saint se vouer car la gestion du service d'état civil laisse à désirer, les ordures n'ont pas été ramassées depuis une vingtaine de jours, les écoles et l'éclairage public sont délaissés et les budgets colossaux sont toujours en hibernation. Et en avant la galère !...
M H
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Haouchine
Source : www.liberte-algerie.com