Tizi-Ouzou - A la une

Alors que la laiterie de Draâ-Ben-Khedda en est à son 50e jour de grève Le sachet de lait se vend au marché noir



Alors que la laiterie de Draâ-Ben-Khedda en est à son 50e jour de grève                                    Le sachet de lait se vend au marché noir
Les travailleurs de la laiterie de Draâ-Ben-Khedda (ex-Orlac), qui entament leur cinquantième jour de grève, montent une fois de plus au créneau pour protester contre leurs conditions de travail et tirer la sonnette d'alarme quant à un conflit qui s'enlise de jour en jour. Dans une déclaration transmise à notre rédaction, ces derniers reviennent sur les raisons qui les ont poussés à enclencher ce mouvement de grève tout en insistant sur des faits qui, selon eux, 'aucun Algérien soucieux de la préservation des biens publics ne pourrait accepter. Il s'agit d'atteintes graves à une entreprise économique qui était, avant sa privatisation, l'un des fleurons économiques de la wilaya de Tizi Ouzou', lit-on dans ce document.
Ces mêmes ouvriers dénoncent le non-respect du cahier des charges et des normes de fabrication du lait, la fraude fiscale, les faux investissements. Toujours est-il que ces travailleurs attendent des solutions concrètes quant à leurs doléances car, dans le cas contraire, cette grève ne cessera pas et la pénurie de lait dont souffrent les habitants de la wilaya de Tizi Ouzou persistera, malheureusement, alors que le sachet de lait se vend de plus en plus au marché noir, ce qui est grave pour un produit subventionné par l'Etat.
De plus, ils sont mécontents du silence des autorités locales face à leurs revendications. En revanche, ces ouvriers lancent un appel urgent aux plus hautes autorités du pays, notamment le président de la République, le Premier ministre, et les ministres de l'Industrie, de l'Agriculture et des Finances afin d'user de leurs prérogatives pour mettre fin au 'sabotage économique commis par le repreneur de la laiterie.' Ils réclament aussi 'la mise en place d'une commission d'enquête qui constatera sur place les énormes irrégularités déjà citées et remettre l'entreprise entre les mains de l'Etat.'
Pour sa part, le propriétaire de la laiterie, M. Aïdek, réfute toutes les accusations des grévistes, affirmant haut et fort qu'il s'agit là de 'manipulation politique.' 'Nous avons respecté tous les cahiers des charges en matière de recrutement, de conditions de travail et de conformité de nos produits, qui sont bel et bien contrôlés régulièrement par les services d'hygiène de la wilaya. C'est malheureux que quelques gens malintentionnés prennent en otages toute une laiterie pour des desseins inavoués et mettent en péril l'avenir de centaines de travailleurs tout en portant atteinte à toute une population', dira le patron de la laiterie qui s'en est remis à la justice pour faire respecter la réglementation en vigueur.
Samira BOUABDELLAH
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