Le conflit qui oppose le Cnapeste à la Direction de l'éducation de Tizi-Ouzou n'est, visiblement, pas près de s'arrêter. Une option qu'envisage le syndicat qui ne trouve pas d'oreille attentive à ses revendications. De son côté, et après un long silence qui aura duré plus d'un mois, l'administration répond aux enseignants qui viennent de boucler un mois de grève ponctué par une marche, lundi dernier, à Tizi-Ouzou qui a vu plus d'un millier d'enseignants descendre dans la rue.Une démonstration de force à travers laquelle le syndicat entend faire pression pour faire aboutir sa revendication. Un message auquel ne donne pas le même sens l'administration qui pointe l'attitude jusqu'au-boutiste des enseignants grévistes, réfutant un à un leurs arguments. A commencer par le nombre de participants à la marche organisée dans la matinée du 19 décembre 2017, dont le nombre a été «surévalué». «Il est utile de préciser que le nombre des marcheurs n'excédait pas les 700 personnes, parmi lesquelles de nombreux citoyens venus d'autres régions du pays et des enseignants qui ont déjà quitté le secteur de l'enseignement pour jouir de leur retraite», lit-on sur un communiqué des services de l'académie qui parle de «grève partielle à travers les établissements qui sont une minorité à répondre au mot d'ordre de grève du Cnapeste dont le recours à cette action extrême contrevient au contenu du procès-verbal de réunion du 27 septembre dernier cosigné par le secrétaire général du Cnapeste et le directeur de l'éducation. Le document stipule que pour trouver des solutions aux conflits, l'administration et le partenaire social doivent privilégier la négociation et la conciliation au recours systématique à la grève. Ce qui n'était pas le cas dans l'affaire dite de l'enseignante violentée par une policière au sein même d'un service de l'académie, puisque le syndicat s'est précipité de déclencher une grève sans préavis au lieu de recourir à la concertation pour solutionner le problème, regrette-ton du côté de l'administration qui précise que ses services n'ont pas été sollicités pour accompagner l'enseignante dans des démarches judiciaires que celle-ci n'a, d'ailleurs, pas entreprises. Autre partie à désavouer le bureau de wilaya du Cnapeste, la Fédération des parents d'élèves de la wilaya de Tizi-Ouzou qui reproche au syndicat de ne pas vouloir de solution au conflit. Elle précise, dans ses propos rapportés par un quotidien, que le syndicat s'entête à demander le départ des deux chefs de service, refusant même qu'une commission d'enquête soit constituée pour solutionner le problème. La charge est venue des élèves qui entendent mettre la pression sur leurs enseignants. Ils comptent descendre dans la rue, le 25 décembre prochain. «Nous nous voyons dans le besoin d'organiser une marche pour sauver notre scolarité. Nous nous rendrons au siège de la wilaya afin de demander notre droit à la reprise des cours», déclarent-ils.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A M
Source : www.lesoirdalgerie.com