Le jeune enlevé à Draa El Mizan relâché
Une famille retrouve enfin le sourire. Avant-hier, le jeune homme, enlevé mardi 14 août à Draa El Mizan, a été relâché dans la nuit par ses ravisseurs. Selon des sources, bien qu’encore sous le choc de l’enlèvement et de la longue période de séquestration, le jeune libéré semble relativement en bonne santé.
On a également appris que la famille avait été contactée, quelque temps après le rapt, par les ravisseurs et qu’elle aurait «négocié» à la baisse la somme demandée, réussissant ainsi à la faire baisser à 700 millions de centimes au lieu du milliard exigé auparavant. Rappelons que le jeune, âgé de 34 ans, circulait en voiture en compagnie de son père, un commerçant assez aisé de la ville de Draa El Mizan, quand trois individus armés de kalachnikovs et en tenues afghanes ont intercepté le véhicule au lieudit Chréa Tazrout, non loin de la ville de Draa El Mizan.
Après avoir mis la main sur le fils, ils exigeront du père le versement de cette importante somme, somme qui sera donc, semble-t-il, revue à la baisse par la suite.
Tout à sa joie de revoir le kidnappé enfin libre, la famille ne désire nullement communiquer pour le moment, surtout pas avec la presse.
Par ailleurs, l’autre jeune homme enlevé dans la nuit du mercredi 7 août au village de Berkoukas, dans la commune de Maatkas située à une vingtaine de kilomètres au sud de Tizi-Ouzou, est toujours entre les mains de ses ravisseurs. Des sources impossibles à vérifier font état de pourparlers entre sa famille et les kidnappeurs au moyen de mobiles.
Selon toujours ces sources, les ravisseurs auraient réduit le montant de la rançon demandée (600 millions de centimes à l’origine) à environ 300 millions de centimes.
Le jeune M.Youcef, 23 ans, émigré et lui aussi fils de commerçant, a été enlevé alors qu’il se trouvait dans une voiture en stationnement devant le domicile familial, près de son père et son frère.
Les enlèvements, qui sont certainement la preuve de l’interconnexion du banditisme et du terrorisme, menacent de devenir une affaire hélas courante dans la région.
Il est vrai que «la lutte contre cet épiphénomène s’avère des plus ardue car il est difficile de mettre un policier derrière chaque Algérien», comme a tenu à le souligner un citoyen retraité des services de sécurité, mais il est tout de même utile de signaler que la police se penche, depuis un certain temps, sur ce nouveau fléau et sur la meilleure façon de l’éradiquer.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com