Sachant que le volume physique des pertes d'eau, à Tizi Ouzou, est estimé à 40% des quantités pompées, il devient évident que toute solution sérieuse à la pénurie d'eau, passe d'abord par l'arrêt des déperditions. L'avis est partagé par tous les citoyens qui considèrent que les pertes sont énormes, car presque la moitié de l'eau pompée se perd dans les réseaux défectueux. Devant cette situation, la commune d'Aït Oumalou prend le taureau par les cornes et s'attaque au véritable problème causant la pénurie d'eau. Contrairement à ceux qui cherchent des solutions dans les projets nécessitant de faramineux budgets, tels que le refoulement des eaux des oueds vers le barrage de Taksebt, les services de la commune d'Aït Oumalou s'attaquent, eux, au phénomène des fuites qui est derrière la perte de grandes quantités d'eau disponible. Cette solution est la plus pertinente, quand on sait que la wilaya de Tizi Ouzou, à l'instar de toutes les régions d'Algérie, enregistre de grandes pertes physiques en eau, estimées par les services de l'ADE, à quelque 40% du volume pompé quotidiennement. Les pertes sont, en effet, énormes, car 40% représentent presque la moitié du volume pompé, c'est-à-dire la moitié d'un barrage asséché, voire la moitié de ses eaux retourner dans la nature avant même de parvenir dans les robinets des ménages. Chose pour laquelle la solution, de l'avis des citoyens eux-mêmes, réside dans la réparation des réseaux de distribution qui font perdre la moitié de l'eau disponible. Aussi, ces derniers ne croient ni à la solution consistant à refouler les eaux de l'oued Sébaou vers le barrage de Taksebt, ni au projet annoncé de la restauration de 400 fontaines, qui ont nécessité des enveloppes conséquentes avec des résultats non visibles concrètement. Les solutions concrètes sont plutôt à rechercher dans les communes comme Aït Oumalou, qui vient de procéder à la réalisation de 2,5 km de réseau avec des canalisations nouvelles permettant d'acheminer 100% du volume pompé, sans perdre aucune goutte en route. Dans d'autres communes, beaucoup de villages ont procédé par leurs propres moyens, à la restauration des fontaines traditionnelles. Un retour vers ces lieux mythiques, qui garantit un été sans pénuries, du moins avec un service minimum. Cette solution, consistant en la restauration des fontaines traditionnelles, avec certains villages qui raccordent directement les sources vers les foyers par leurs propres moyens, est une bouffée d'oxygène pour les services concernés, qui se voient ainsi allégés de la responsabilité d'alimenter ces mêmes localités. Ces services peuvent, en effet, se consacrer aux rares villages qui ne possèdent pas de fontaines, ainsi que les chefs-lieux des communes et les centres urbains comme les villes. La restauration des fontaines est, par ailleurs, une tradition dans les villages. Chaque trois à quatre années, pendant l'automne, en octobre de préférence, les citoyens s'organisent pour nettoyer les fontaines. Les volontariats concernent toutes les personnes majeures du village, en plus des cotisations qui concernent toutes les familles, à l'exception des plus démunies.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com