Tizi-Ouzou

Aïn El Hammam (Tizi Ouzou)



Aïn El Hammam (Tizi Ouzou)
Même les marchands ambulants connus pour pratiquer des prix accessibles à tous suivent, maintenant, ces hausses inexorables des fruits et légumes, qui n'ont pas fini de laminer les petites bourses.Au marché hebdomadaire de Aïn El Hammam, à cinquante kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, les prix affichés dépassent l'entendement. La carotte à 70 dinars, le navet à 30 dinars, rebutent les acheteurs qui se rabattent, une fois n'est pas coutume, à limiter leur demande à un demi-kilo de chaque produit.La courgette, qui a amorcé une légère baisse, n'est toujours pas accessible, avec ses 150 DA, alors que les haricots verts ne se négocient pas à moins de 160 DA. Même les aubergines que peu de ménages utilisent dans la région, elles dépassent les 130 DA, plus que les poivrons, qui sont cédés à 120 DA. Vendue entre 60 et 70 DA, la tomate est le seul fruit qui semble à la portée des clients. La palme revient enfin à la pomme de terre de saison qui trône à 60 DA.Face à leur coût, les fruits sont plutôt boudés par la plupart des clients, heureux de s'en tirer à bon compte avec les légumes. La banane, de plus en plus rare, donne le tournis avec ses 400 DA, alors que la mandarine, dont c'est la saison, ne descend pas en dessous de 180 DA. Quant à la pomme de la taille d'une balle de ping-pong, la seule disponible sur le marché, elle se négocie à 200 DA, alors qu'il y a quelques mois, elle ne trouvait pas preneur à 100 DA.En ville, les commerçants vendent toujours plus cher qu'au marché. Ils savent que ceux qui s'approvisionnent chez eux sont des clients occasionnels, qui y viennent en l'absence des informels ou des ambulants. Les citoyens, qui n'arrivent pas à comprendre toutes ces hausses, reçoivent les réponses évasives des marchands qui, allant de leur explication, trouvent que toute «augmentation est normale en ces temps de crise». Puis de désigner les mandataires comme responsables de la situation. En attendant qu'un miracle se produise, les pauvres gens essaient de survivre en réduisant leurs achats au strict minimum.
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