Les candidats à l'émigration ou pour un simple voyage font déjà face à une entrave de taille avant de mettre les pieds dans l'avion.Aux difficultés d'obtenir un visa des services consulaires étrangers s'ajoutent ces derniers temps des contraintes locales. A Aïn El Hammam, à cinquante kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, on ne peut obtenir l'ouverture d'un compte devise qu'après plusieurs mois d'attente.
Les dernières directives «internes ou de la tutelle» de la BADR imposent au demandeur de s'inscrire sur un registre tenu à cet effet et d'attendre son tour pour se présenter au guichet, selon une date indiquée d'avance. «En ce moment, les derniers rendez-vous sont fixés pour la fin du mois de décembre prochain», nous confie un jeune homme. Les demandeurs savent que sans le relevé de compte devises, le dossier des postulants au visa est automatiquement rejeté.
Ceux qui anticipent, comme d'habitude, en prenant rendez-vous avec les services consulaires étrangers doivent déchanter, en apprenant toutes les tracasseries que nécessite cette pièce qu'ils pensaient obtenir sans difficultés. «Nous sommes obligés maintenant d'attendre notre tour pour accomplir cette formalité qui ne demande que cinq minutes au guichetier», nous confie un jeune venu s'inscrire. Il sait que ses projets sont maintenant contrariés, lui qui pensait pouvoir voyager avant la fin de l'année. Il ne pourra pas déposer son dossier avant le début de l'année prochaine. «Si tout va bien, ce sera pour la fin janvier», confie-t-il à son accompagnateur.
Les étudiants inscrits aux universités françaises mais nécessitant un visa d'études ont, selon nos jeunes interlocuteurs, bénéficié d'une priorité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacer Benzekri
Source : www.elwatan.com