
Cela fait plus de quinze années que les dispositifs d'aide à l'emploi des jeunes ont été mis en place par les pouvoirs publics. Des milliers, voire des dizaines de milliers de jeunes ont profité des dispositifs Ansej, Cnac et Angem pour lancer leurs activités dans différents secteurs. Certains ont réussi alors que d'autres ont échoué. Des mesures ont été prises au fil du temps pour corriger les erreurs et améliorer le taux de réussite. Elles n'ont pas assaini entièrement les dispositifs, mais ces mesures étaient les bienvenues car elles ont été accompagnées de facilitations au niveau des banques, qui ont agi, pendant longtemps, comme des obstacles majeurs à la réalisation des projets des jeunes. Le parcours du combattant a donc été allégé pour les jeunes à la recherche d'emploi, même si dans certains aspects la difficulté n'a pastotalement disparu.Dans la wilaya de Tizi Ouzou ou ailleurs, l'une des mesures les mieux accueillies par les porteurs de projets est sans conteste celle qui permet aux diplômés, notamment les nouveaux, de se constituer en association pour lancer une activité. Les médecins généralistes et spécialistes sont les plus grands bénéficiaires de cette mesure. Les dispositifs de soutien à l'emploi donnent la possibilité aux praticiens de la santé de créer leurs cabinets médicaux avec toutes les facilités accordées par les organismes de gestion et les institutions bancaires. Le corps médical n'est pas seul à être gagnant dans l'avènement de cette nouvelle mesure gouvernementale, qui a bénéficié à d'autres professions, avocats et auxiliaires de justice (notaires, huissiers, experts...) entre autres. Mais plus globalement, ce sont les étudiants en fin de cursus universitaire qui apprécient la nouvelle mesure, dans la mesure où elle leur permet de lancer leurs activités même s'ils n'ont pas les moyens nécessaires pour ce faire.En dehors de cette mesure phare, il n'y a aucune différence dans le traitement des dossiers des porteurs de projets dans le cadre des dispositifs d'aide à l'emploi. Aucun avantage particulier n'est accordé aux nouveaux diplômés, comparativement aux autres bénéficiaires des dispositifs. Même les dossiers à déposer ne présentent aucune différence, si ce n'est le diplôme universitaire contre une attestation quelconque. Durant leurs activités, les bénéficiaires diplômés ou non rencontrent certainement des difficultés, même si elles sont de nature différente. Il est clair qu'un médecin spécialiste par exemple ne rencontre pas les mêmes problèmes qu'un plombier ou un transporteur de marchandise, mais personne n'est à l'abri des difficultés inhérentes à son activité. Il reste que les concepteurs de ces dispositifs ne manquent pas de corriger les lacunes au fil du temps, même si cela se fait lentement, même si ces corrections ne sont d'aucun secours aux bénéficiaires qui n'ont pas connu le succès dans leurs activités.M. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Malik Boumati
Source : www.latribune-online.com