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AGRICULTURE À TIZI-OUZOU Un atout pour le développement de la commune d'Imsouhal



«La valorisation du potentiel agricole peut constituer une chance pour le développement de la commune.» Le constat est du P/APC d'Imsouhal qui se désole que la municipalité, que dirige l'exécutif, peine à sortir du sous-développement qu'elle traîne depuis sa création, il y a 37 ans, suite au découpage administratif de 1985.
Située à plus de 50 km à l'est de Tizi-Ouzou, sur une superficie de près de 24 km2, Imsouhal est une commune à vocation agricole. Un atout qui reste malheureusement négligé et très peu valorisé, et ce, malgré la disponibilité d'un territoire où la SAU (surface agricole utile) occupe un taux non négligeable de 60%. Hormis les opérations de mise en valeur agricole qui remontent à la fin des années 1980 et qui n'ont pas été couronnées de succès, Imsouhal a peu bénéficié des programmes de mise en valeur de l'espace rural initiés par l'Etat, durant la décennie en cours. «Depuis 2006, la commune n'a été destinataire que de 2 programmes dans le cadre du PPDRI, et qui tardent à aboutir faute de financements bancaires. Des crédits qui restent encore bloqués pour des raisons bureaucratiques au niveau des services concernés de la wilaya de Tizi-Ouzou», se désole le maire qui, tout en demandant la relance des-dits programmes, souhaite l'inscription d'autres actions dans le cadre de la même formule (PPDRI) au profit de la commune. «Les services de l'agriculture et des forêts doivent accorder plus d'intérêt à notre commune ; nous avons grandement besoin de l'aide de l'Etat pour libérer et promouvoir les initiatives locales en matière d'élevage, de l'agriculture et de l'arboriculture de montagne», a-t-il ajouté. L'ouverture des pistes agricoles, qui aideraient à la valorisation de l'activité oléicole, la construction de retenues collinaires, la réhabilitation de celle déjà existante, dont la réalisation remonte à 1986 et qui est dans un état de dégradation avancé en raison, entre autres, de son envasement, sont autant d'actions urgentes à engager par les services concernés de l'Etat. «Des actions qui permettraient, estimera le premier responsable de l'exécutif communal, de booster l'activité agricole et, partant, le développement de l'ensemble du territoire et de la population de la commune. » Depuis sa création en 1985, Imsouhal reste entièrement dépendante des subventions de l'Etat et des PCD pour la réalisation des opérations de développement au profit d'une population estimée, au dernier RGPH, à 6 520 habitants répartis entre 17 villages. A Imsouhal, parler d'investissement et de zones d'activités est une hérésie. Du coup, un chômage endémique frappe de plein fouet une importante population juvénile forcée d'aller ailleurs en quête d'un travail salarié. «Les opportunités d'emploi, étant quasi inexistantes, se résument aux petits commerces de proximité et au transport public de voyageurs, des corps de métiers qui ne peuvent pas occuper beaucoup de monde et qui génèrent des rentrées fiscales insignifiantes au profit de la commune», résume le maire qui insistera sur la distribution équitable et la gestion participative des fonds destinés à la concrétisation des projets inscrits au chapitre des projets communaux de développement (PCD). «Au début de chaque exercice, les représentants des villages sont invités à exprimer leurs besoins, à raison de trois propositions de projets pour chaque village. A la suite de quoi, les services techniques de l'APC établissent des fiches techniques», fera observer le maire. Ajoutant : «En matière d'AEP, qui est une préoccupation récurrente et partagée par de nombreux citoyens de la commune, on peut dire qu'on a atteint nos objectifs. Aujourd'hui, tous les villages sont dotés de châteaux d'eau, et des budgets ont été alloués pour l'aménagement des fontaines au niveau des villages où tous les foyers sont reliés au réseau d'assainissement des eaux usées.» Un motif de satisfaction pour S. Ourlis, qui n'a pas manqué d'exprimer le même sentiment au sujet de certains acquis au profit de la commune, dans les domaines de l'éducation et de l'énergie. «Notre commune vient de bénéficier d'un projet de construction et de l'équipement d'un lycée, qui est une vieille revendication de la population, qui vient d'être satisfaite et dont le suivi est confié à la Slep. Nous demandons à être informés sur toutes les étapes liées à la conduite de ce grand investissement afin de tenir informés, à notre tour, nos concitoyens sur le dossier. » L'autre sujet qui fait l'actualité à Imsouhal, c'est la concrétisation du projet de raccordement de la quasitotalité des villages de la commune au réseau d'alimentation en gaz de ville «malgré de multiples blocages», précise le P/APC qui annonce pour le 5 juillet la mise en service du gaz au profit de 1 500 foyers. La mise en service du gaz pour les 2 300 foyers restants dépend de la finalisation des travaux qui sont en cours de réalisation. Toutefois, le maire se veut rassurant à l'égard des cinq villages restants, à savoir Aït El- Bachir, Aït Meddour, Iguer Leqrar, Aït Yousef Ouali. Ils seront pris en charge dans le cadre du plan quinquennal 2010/2014. A l'instar de nombreuses communes de la wilaya, la problématique de l'environnement se pose avec acuité pour la commune d'Imsouhal où l'on déplore l'insuffisance de moyens humains et matériels pour assurer la collecte des ordures ménagères à travers l'ensemble des villages. La levée des blocages pour la construction de la décharge intercommunale de Boubhir, comme prévu sur le programme de l'inspection de l'environnement de la wilaya, constitue une solution au problème de gestion des déchets ménagers, l'un des points noirs dans le bilan du premier responsable de l'exécutif communal. Dans le secteur de la santé, l'affectation d'une subvention spéciale pour la réhabilitation et l'entretien des salles de soins, le renforcement en moyens humains et matériels de la polyclinique (2 médecins et 2 dentistes pour 6 500 habitants) font partie des doléances pour améliorer le volume et la qualité des prestations qui, suggère-t-on, peuvent et doivent être renforcées par la construction d'une nouvelle polyclinique au niveau du chef-lieu communal, laisse entendre le maire, qui avance une série de doléances relatives au secteur de l'habitat, de la culture, de la jeunesse et des sports.
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