Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Activités partisanes en Kabylie



Les citoyens de plus en plus indifférents La Kabylie semble somnoler en cette période de Ramadhan. L’activité partisane s’en ressent et les partis donnent l’impression de patiner… Alors que l’installation de ses kasmas est achevée depuis quelques semaines, le FLN donne à penser que les choses se compliquent quelque peu pour ce qui est de l’élection de la mouhafadha. Selon des sources, le président de l’APN, M Saïdani, s’apprête à vivre des moments difficiles, la Kabylie n’ayant pas encore dépassé les luttes pour le leadership.Les autres formations politiques sont aussi, chacune à sa façon, attelées à préparer des rendez-vous organiques importants ou à asseoir leurs bases. C’est dans cette optique que le RND multiplie ses réunions et ses contacts politiques. Le parti de M. Ouyahia entend ainsi damer le pion au moins au FLN qui, lui, a réussi à se refaire une santé dans cette région. Les partis ayant pignon sur rue, comme le RCD et le FFS, se préparent eux aussi à tenir, vers le début de la prochaine année, leur congrès. Le RCD, après la tenue de son université d’été, s’est mis à la préparation de son rendez-vous organique. Du côté du FFS, c’est le problème des protestataires qui tient le haut du pavé. Les frondeurs approchés disent qu’ils ne sont «nullement des redresseurs mais des militants qui veillent à ce que leur parti soit celui des militants et non autre chose.» Selon le fédéral du parti pour Tizi-Ouzou, «les frondeurs ne sont en fait que des gens manipulés par le pouvoir afin de gêner l’action du parti. Ils auraient pu attendre le congrès et poser leur problème devant cette instance.» Il dira plus loin que, «parmi ces contestataires, il y a des gens qui vous disent qu’il faut accepter certaines choses afin que les familles des martyrs de la démocratie (ceux de 1963) soient prises en charge. C’est cela en fait qui nous pousse à suspecter ces frondeurs d’être manipulés.» Les citoyens, quant à eux, suivent de très loin tous ces travaux et actions, la plupart, notamment les jeunes gens, disent que «la politique a montré ses limites.» En fait, pour la majorité des jeunes, «l’essentiel est aujourd’hui non pas dans l’engagement partisan mais plutôt dans la recherche d’un moyen pour partir ailleurs, car ici il n’y a plus aucune possibilité pour nous.» Et d’expliquer que «les partis promettent de changer les choses mais en prenant le pouvoir; alors, merci! On préfère voir ailleurs!» M. Chabane
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