Tizi-Ouzou - A la une

ACTIVITES CULTURELLES À AIN EL-HAMMAM (TIZI OUZOU) La léthargie



ACTIVITES CULTURELLES À AIN EL-HAMMAM (TIZI OUZOU) La léthargie
En matière d'activités culturelles, la ville de Aïn El-Hammam, dans la wilaya de Tizi Ouzou, jadis bastion des rencontres et des manifestations du genre, traverse en ce moment une période de disette, et le printemps s'annonce en catimini face au désert culturel qui y règne. 'Nous avons été contraints d'annuler tout un panel d'activités permettant à nos jeunes de 'respirer' au moins occasionnellement car nous ne disposons plus d'espace où abriter ce genre d'activités culturelles à grande affluence", regrette Mohand T. de l'ACDEJA, une association qui sert de forum à toutes les initiatives culturelles, dont le siège ne peut évidemment pas répondre aux besoins des manifestations à grandes affluences. Les autres associations n'ayant pas trouvé d'aide, de subvention conséquente, ou simplement de considération, demeurent dans l'expectative en attendant, dans le meilleur des cas, une quelconque commémoration ou anniversaire à fêter. A Aïn El-Hammam, il n'y a pas que des problèmes de stationnement ou de circulation routière, il y a une 'désertification" culturelle avancée ; de la seule et unique maison de jeunes Tahar-Oussedik qui sert d'école, de refuge aux potaches dont l'école est démolie, à la salle de cinéma qui demeure assez souvent fermée non seulement au 7e art qui l'a désertée, mais à toute sorte d'activité culturelle et artistique, en passant par le centre culturel Matoub-Lounès aujourd'hui également démoli sans avoir servi la cause culturelle auparavant. Ce dit centre, qui n'était qu'une caserne, n'aura au bout du compte même pas droit au statut de patrimoine historique, puisqu'il est rasé et supplanté par un chantier. De jeunes artistes amateurs crient leur désarroi. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. 'Nous n'avons plus aucun endroit où nous rencontrer pour les cours de musique, les répétitions et les exercices vocaux, alors que les villages débordent de potentialités artistiques qui ne cherchent qu'un encadrement pour s'épanouir", confie R. Mohand, jeune musicien. Ainsi, la ville d'Aïn El-Hammam, qui était jadis un bastion des manifestations politiques, culturelles et sportives, tombe dans la léthargie et la sinistrose. Les jeunes sont de ce fait exposés à toutes les vicissitudes, et ne pas en être conscient des conséquences que cela pourrait engendrer est d'autant plus dangereux.
L B.
Nom
Adresse email
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)