Le 27 février, un terroriste est tué par les forces de l'Armée nationale populaire (ANP) dans la commune de Tadmaït (Tizi Ouzou, Est d'Alger). Le terroriste a été abattu lors d'une embuscade tendue à un groupe terroriste dont la présence était signalée à la lisière de la forêt de Sidi Ali Bounab. Une arme et une quantité d'explosifs ont été récupérées lors de cette opération.
Le 27 février, le tribunal criminel près la Cour de Tizi Ouzou prononce des peines capitales par contumace contre 4 terroristes, impliqués dans l'assassinat, le 4 avril 2012, d'un officier de police à Tizi Ouzou. Les terroristes sont jugés par contumace pour «création d'un groupe terroriste armé», «homicide volontaire avec préméditation» et «tentative d'homicide volontaire». Le 24 février, le tribunal criminel de Boumerdès (Est d'Alger) condamne à perpétuité le terroriste «Aboul-Abbas», activant dans le centre du pays et qui avait rejoint les groupes terroristes depuis 1993, au sein desquels il officiait en tant que «juge». Il est condamné pour «constitution de bande terroriste armée», «homicide volontaire», «enlèvement», «pose d'explosifs dans des lieux publics» et «falsification de documents officiels». Le terroriste avait été arrêté en 2010, au cours d'une embuscade tendue dans un village à Bordj Menaïel (à l'est de Boumerdès), avec en sa possession une arme à feu, des munitions, deux cartes d'identité, plusieurs fausses cartes professionnelles de la Sûreté nationale et cinq téléphones portables. L'accusé a déclaré pendant l'instruction avoir commencé à activer comme terroriste à l'âge de 23 ans et qu'il avait fait partie de plusieurs groupes terroristes avant d'être désigné juge légal des groupes terroristes en 2002. Les 22 et 23 février, des unités l'ANP relevant de la 1re Région militaire ont neutralisé 12 terroristes, dont 3 qui étaient recherchés dans les wilayas de Chlef et de Boumerdès. Les unités de l'ANP «ont réussi, à mettre hors d'état de nuire, vendredi 22 et samedi 23 février, douze (12) terroristes dans les wilayas de Chlef et de Boumerdès et ont récupéré treize (13) armes (fusils automatiques de type kalachnikov, fusils semi-automatique de type siminov, des grenades et des bombes artisanales, un pistolet automatique et des quantités considérables de munitions)», ainsi qu'un appareil de transmission et 9 téléphones mobiles, a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale. Par ses différentes opérations et exploits, «l'ANP réaffirme sa détermination à mettre un terme aux agissements des bandes criminelles et réitère l'engagement irrévocable de ses unités opérationnelles à poursuivre les groupuscules terroristes où qu'ils se trouvent jusqu'à leur élimination définitive», conclut le communiqué.
Comme les dates l'indiquent, ces informations «sécuritaires» ne concernent que la dernière semaine du mois de février. Mais elles n'ont pas eu l'impact de l'opération de Tiguentourine, à In Amenas, ou de Tigharghar, dans l'Adrar des Iforas. Il est vrai que l'élimination par les troupes d'élites de l'ANP d'une trentaine de terroristes qui ont pris en otages des étrangers dans un complexe gazier en Algérie, et une offensive de l'armée française qui se solde par la neutralisation d'une quarantaine de terroristes, dont probablement un chef d'Aqmi, sont de nature à faire «tourner» la machine médiatique et la machinerie politique outre-mer. C'est le genre d'infos qui alimentent flashs, éditions spéciales, et plateaux de télévisions pour des débats et des analyses sur le terrorisme, avec quelques dérivations sur la politique algérienne, l'implication de l'Algérie dans le conflit malien, ses «chances» d'être touchée par la vague de «printemps arabes» - qui n'ont pas tardé à reproduire ce que, justement, l'Algérie a déjà vécu et qu'elle n'a cessé de dénoncer et de combattre, seule.
L'élimination de 14 terroristes en une semaine, et même la neutralisation de chefs terroristes, sont passées quasi inaperçues aux yeux de tous les analystes et politiques parce qu'elles n'impliquaient ni leurs militaires ni leurs concitoyens. Les terroristes ne deviennent «intéressants» que lorsqu'ils s'internationalisent. On a d'ailleurs accepté de les armer, tant qu'ils restaient dans leurs pays et s'attaquaient à leurs régimes, devenus un peu trop encombrants pour ceux qui les avaient placés, ceux-là mêmes qui vendront, offriront ou parachuteront des armes aux terroristes. Certains Etat accepteront même de payer des rançons, bien qu'ils sachent qu'ils sont en train de financer le terrorisme. Evidemment, ils jureront leur grands dieux qu'il n'en est rien et affirment à qui veut bien les croire qu'ils y sont opposés. Mais rien n'est fait pour la pénalisation du paiement des rançons que l'Algérie ne cesse de réclamer, en vain. La lutte contre le terrorisme ne peut souffrir de calculs politiciens. La politique et la géostratégie sont un «art» de salons et de bureaux feutrés, le terrorisme, lui, est une réalité de terrain qui a démantelé et démenti toutes les théories élaborées dans ces laboratoires d'idées et pris des dimensions internationales, nécessitant une lutte tout aussi internationale. Le Sahel n'est que son terrain actuel. Hier, c'était l'Algérie. Et pour qu'il n'ait pas un lendemain ailleurs, il est impératif que les forces antiterroristes s'unissent. Car, celles terroristes le sont déjà.
H. G.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hassan Gherab
Source : www.latribune-online.com