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ABDELAZIZ ZIARI À TIZI-OUZOU Les six cas de mortalité maternelle au menu de la visite



ABDELAZIZ ZIARI À TIZI-OUZOU Les six cas de mortalité maternelle au menu de la visite
Le ministre de la Santé et de la Population était en visite, jeudi dernier à Tizi-Ouzou. Abdelaziz Ziari qui avait un programme chargé d'inspections de projets en cours de réalisation ou en phase d'achèvement était surtout attendu sur une question qui a dominé l'actualité locale.
La série de cinq décès de parturientes enregistrés depuis la fin du mois de décembre auxquels s'est ajouté un sixième cas connu dans la nuit de mardi à mercredi dernier, commençait à prendre des allures de scandale. A. Ziari qui a été pressé de questions par les journalistes n'entendait pas se laisser compter. Il répliquera et, de façon sèche, quelquefois, aux questionnements des représentants de la presse qui voulaient savoir si le ministre allait sévir ou, du moins, fournir des éclaircissements sur la série d'accouchements problématiques suivis de décès de parturientes enregistrés en un laps de temps assez court. «Je suis insensible à la pression de l'opinion», lâchera le ministre qui parle de quatre décès au lieu de six comme publié par les journaux. Il refuse, en outre, de lier ces cas de mortalité à une défaillance de prise en charge ou à un dysfonctionnement quelconque au niveau de cette structure hospitalière. «Il n'y pas un nombre de décès plus élevé qu'ailleurs au niveau de la clinque Sbihi ; à Sbihi, la mortalité maternelle est en dessous de la moyenne nationale», tranchera le ministre qui n'a pas manqué, par ailleurs, de laisser entendre qu'une enquête administrative allait être diligentée par ses soins. «Je veux savoir ce qui s'est passé et je le saurai», finira par dire le ministre de la Santé et de la Population qui reconnaîtra que les équipes médicales subissent une forte pression du fait d'un taux élevé d'admissions. Les médecins avec lesquels A. Ziari s'est entretenu, ont estimé à 10 500 grossesses par an, enregistrées au niveau de cette clinique qui reçoit des parturientes des wilayas de Tizi-Ouzou et Boumerdès et quelquefois même de Bouira et de Béjaïa. «Les décès sont injustement attribués à la clinique», se défendent devant le ministre, les médecins qui parlent de grossesses à haut risque. «Les femmes admises pour accouchement traînent souvent des pathologies.», se défendent-ils encore. A la question de savoir si des mesures urgentes allaient être prises pour désengorger et déminer la pression sur cette clinique, le ministre se contentera de préconiser la construction d'un centre mère-enfant, une promesse déjà faite par son prédécesseur, Djamal Ould Abbas, mais qui n'a pas pu être traduite en terme d'inscription comme projet à réaliser. Signalons que le ministre a inspecté deux projets à Draa Ben Khedda, un centre anti-cancer dont le taux d'avancement des travaux est estimé à 20% et d'un hôpital de dimension régionale spécialisé en cardio-pédiatrie en phase d'équipement dont le taux est estimé à 40%. Son ouverture est attendue pour le début de l'été prochain Un autre hôpital de jour spécialisé en pédopsychiatrie a été inspecté Oued Aissi par A. Ziari qui a procédé à la pose de la première pierre pour la construction d'un pavillon des urgences de jour, au niveau du CHU Nedir de Tizi-Ouzou.
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