Tizi-Ouzou - A la une

À quoi servent les locaux commerciaux promis par... Bouteflika '



Il n'échappe à personne de déduire que l'argent consommé pour la réalisation des locaux commerciaux dans le cadre du programme des "100 locaux commerciaux par commune" initié par le président de la République pour atténuer un tant soit peu le taux de chômage est tout simplement jeté par les fenêtres.Le constat est le même à travers tout le territoire national. Implacable.Même si dans certaines communes de la wilaya de Tizi Ouzou, ils ont été déjà attribués et leurs acquéreurs ont signé des contrats, ils ne sont pas opérationnels pour diverses raisons. Les bénéficiaires évoquent souvent le manque de commodités en plus de leur localisation car souvent réalisés à la hâte dans des endroits isolés, parce que les responsables locaux n'ont fait que répondre aveuglément aux directives données "d'en haut". Et peu importent leur rentabilité et leur faisabilité. C'est pourquoi, ils sont souvent boudés par les attributaires. D'ailleurs, dans certaines municipalités du versant sud de la wilaya, ils sont même laissés à l'abandon. Des exemples concrets illustrent bel et bien ce laisser-aller à l'exemple des locaux de Tizi Gheniff situés sur la route menant vers le village de Tahachat à quelque deux kilomètres du chef-lieu communal ou encore ceux de Draâ El-Mizan sur la route de l'hôpital où seules trois activités ont été lancées, à savoir un fast-food, un atelier de confection de robes kabyles et un autre local de gâteaux traditionnels sur un total de plus de quatre-vingts locaux alors qu'à Tizin'Tlétat, leurs vitres ont déjà volé en éclats. À quoi servent alors tous ces "locaux du Président" ' C'est la question qui taraude les esprits et qui revient sur toutes les lèvres des citoyens. D'aucuns suggèrent de les transformer en logements. "Il serait préférable de les transformer en logements sociaux d'autant plus que de nombreux demandeurs de locaux attendent un toit depuis des années", dira un riverain des immeubles situés en face de l'école primaire Les Pins à Draâ El-Mizan. En tout cas, ils n'ont pas réglé le problème du chômage et encore moins boosté l'activité commerciale dans tous les chefs-lieux communaux où ils ont été réalisés alors que dans d'autres communes rurales, faute d'assiettes foncières appartenant aux collectivités, ils n'ont même pas été lancés, à l'exemple d'Aït Yahia-Moussa où 32 locaux n'ont pas été réalisés jusque-là. "Nous avons quarante-sept locaux réalisés. Mais, pour la seconde tranche, elle est annulée faute de site.Celui qui a été choisi a été abandonné à cause d'un glissement de terrain", nous apprendra une source proche de l'APC d'Aït Yahia-Moussa. À Draâ El-Mizan, le projet de 136 autres unités lancées sur la route de Boghni est à l'abandon depuis plus de trois ans parce que le marché a été résilié avec l'entreprise et les tentatives de relance sont restées vaines. Dans toute la wilaya de Tizi Ouzou, 1 055 locaux commerciaux ne sont pas encore lancés, selon les responsables de la Dlep et ils risquent même d'être annulés. En tout cas, cette opération a montré ses limites et l'échec est déjà consommé huit ans après la décision prise par le chef de l'Etat de réaliser "100 locaux par commune".O. Ghilès


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