
Les pluies diluviennes qui se sont abattues n'ont pas été sans conséquences sur les différents axes routiersLa boue et la poussière s'invitent par intermittence pour illustrer tout le laisser-aller qui règne en maître dans les villes et les routes de Béjaïa.Les stigmates des dernières intempéries qui se sont abattues sur la wilaya de Béjaïa sont toujours visibles aussi bien dans les villes que sur les grands axes routiers. C'est à croire qu'aucune autorité ne se soucie de rétablir la situation. Depuis une semaine, la situation n'a guère évolué. La boue et la poussière s'alternent sans émouvoir personne.Les pluies diluviennes, qui se sont abattues durant les deux nuits de l'Aïd El Adha n'ont pas été sans conséquences sur les différents axes routiers de la wilaya. Etant l'une des rares wilayas à ne pas avoir bénéficié d'un réseau routier assez émaillé, Béjaïa peine à se prendre en charge ne serait-ce qu'à travers des interventions urgentes, comme celles rendues impératives par les derniers orages.À l'état exigu et bosselé des principales routes menant vers le chef-lieu, se sont ajoutés différents glissements et affaissements de terrain rendant la circulation automobile des plus délicates.La conduite sur ces axes routiers déjà fortement saturée, est plus complexe que jamais pour les usagers. La forte présence des poids lourds sur les RN 26, 12 et 09 a donné lieu à leur dégradation totale. Si la RN 26 enregistre un trafic routier assez dense et fait parler souvent d'elle en matière de saturation, la RN 24 brille quant à elle par des glissements de terrains qui sont rarement pris en charge et lorsqu'ils le sont cela prend beaucoup de temps. Les inconséquences des dernières intempéries ne sont pas encore levées. La virée effectuée hier, nous a renseignés amplement sur les véritables dangers qu'encourent les usagers qui empruntent cette route. La boue charriée par les eaux est toujours là comme pour rappeler qu'il y a une semaine il a beaucoup plu à Béjaïa. Les glissements de terrain obstruent la moitié de la voie de circulation. Les responsables des ponts et chaussées n'ont pas jugé utile d'intervenir ne serait-ce que pour des opérations d'urgence.Le nettoyage de la chaussée n'est pas effectué et ne le sera apparemment pas.Récemment, un automobiliste de retour de Tizi Ouzou a failli se renverser sur la chaussée boueuse que le bon sens aurait voulu qu'elle soit enlevée au lendemain des intempéries. Elle est toujours là tout comme ces nombreux affaissements qui minent cette route nationale qui longe la côte Ouest de la wilaya. L'ensemble du réseau routier est souvent congestionné et laisse le simple citoyen, les transporteurs et les industriels dans un désarroi total. Et lorsque les intempéries s'invitent, la situation se complique davantage. La mollesse des responsables des différents secteurs fait de ces axes routiers un véritable lit de mort. Et l'on se plaint qu'il y ait trop d'accidents!Cette route est tellement dégradée qu'un simple trajet d'une heure est devenu un véritable parcours du combattant. «On prend notre mal en patience. On est tellement habitués aux crevasses et affaissements au point que lorsque la route est fluide, ça nous paraît anormal», ironise, Rachid, un automobiliste résidant sur la côte Ouest.Dans la ville de Béjaïa, la situation n'est pas aussi reluisante. La poussière s'est aussi invitée depuis le retour du soleil. Les boulevards et les rues qui n'ont pas bénéficié du lifting nécessaire sont devenus poussiéreuses.Les équipes communales se sont contentées de déblayer le gros des gravats charriés par les eaux pluviales alors que la situation nécessite d'autres moyens plus conséquents. L'intervention des camions-citernes de la commune et des pompiers est impératif pour mettre fin à cette situation qui perdure depuis la fête de l'Aïd El Adha.A moins que l'on compte sur le retour de la pluie pour tout laver sur les grands axes routiers.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arezki SLIMANI
Source : www.lexpressiondz.com