Constat - Au service de l'état civil de l'APC de Aïn El-Hammam, se faire délivrer un document, relève du parcours du combattant.Les agents sont dépassés. Quant aux citoyens, ils doivent faire preuve de patience. «Vous êtes le... inscrit sur la liste. Avec un peu de chance, vous pourrez vous faire délivrer votre extrait de naissance n°12 avant quinze heures. Sinon vous serez dans l'obligation de repasser demain».
C'est pratiquement la même phrase qui revient quotidiennement sur les lèvres d'un agent communal dont le rôle consiste en premier lieu dans «l'orientation et l'organisation des citoyens» dans le grand hall de la commune de Aïn El-Hammam dont le service de l'état civil particulièrement exigu, «enregistre régulièrement près de 500 demandes de documents officiels», selon un agent en poste.
«Chose énorme», a-t-il ajouté avant qu'il ne soit interrompu par un citoyen qui «a dû y être vers 7h du matin pour être inscrit parmi les premiers». «Alors que nos différents ministres ne cessent d'évoquer la modernisation de l'administration, à vous de constater le mal dans lequel patauge depuis toujours un service de l'état civil de l'une des plus anciennes communes d'Algérie. On en a marre du discours. Je me demande franchement si nos ministres et autres responsables vivent dans ce pays, car si c'était le cas ils sauraient que rien ne va plus dans cette commune», dit Mohand Akli venu du village Aït Laâziz dans la commune voisine d'Akbils. En un laps de temps très court, le hall de la mairie du chef-lieu se transforme en une véritable tribune d'où fusent les doléances des citoyens présents sur les lieux. Mohand Akli n'est pas le seul à dénoncer cette situation qui «n'a pas lieu d'être». «Il a fallu que je mobilise un cousin pour qu'il fasse le déplacement pour moi et ainsi m'inscrire dans l'espoir que je puisse récupérer mon acte de naissance aujourd'hui et rentrer à Bouira», a déploré pour sa part Abdelmadjid, originaire lui, de Taourirt Amrane, un village sis en contrebas de la commune de Aïn El-Hammam, chef-lieu de la daïra. «Pourquoi pas une décentralisation du service, du moins celui des naissances du chef-lieu de la commune '», s'est-il interrogé. Pour lui, la centralisation de l'état civil à la mairie du chef-lieu dont l'exiguïté ne permet aucune extension des services, a fini par montrer ses limites. «L'ouverture d'antennes administratives dans les grands villages de la commune, si envisagée, pourrait diminuer la tension qui s'exerce sur la mairie du chef-lieu», a-t-il préconisé estimant qu'il est impératif d'accélérer l'informatisation du service de l'état civil. A la question, un élu rencontré sur place a affirmé que ce projet avoisine en ce mois d'octobre les 48%. «L'actuel P/APC, Yazid Ould Taleb à la tête de son équipe, a promis de remédier à l'épineux problème de l'état civil. Nous reconnaissons que les citoyens peinent à se faire livrer leurs documents dans les délais mais nous réaffirmons qu'informatiser quelques 2 000 registres n'est pas chose évidente. L'opération se poursuit et nous comptons finir d'ici la fin de l'année en cours», a-t-il assuré. Pour ce faire, notre interlocuteur, qui a rappelé que cette situation d'anarchie « a été héritée», a affirmé que 70 postes, dont 10 validateurs ont été mis en place, accompagnés de nouveaux fonctionnaires recrutés en la circonstance.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F H
Source : www.infosoir.com