
Il convient de signaler que les atteintes aux moeurs augmentent de plus en plus en nombreAyant défrayé la chronique durant plusieurs semaines, ces affaires d'enfants enlevés viennent ainsi de connaître leur épilogue.Les éléments de la brigade d'investigation de la police judiciaire de la wilaya de Tizi Ouzou et ceux de la protection de l'enfance viennent d'élucider deux affaires liées à la disparition d'enfants dans plusieurs wilayas du pays. Ayant défrayé la chronique durant plusieurs semaines, ces affaires d'enfants enlevés viennent ainsi de connaître leur épilogue par l'arrestation des auteurs à Tizi Ouzou. Ils sont au nombre de six présentés tous au parquet de Tizi Ouzou.La première affaire concerne trois individus dont une femme. Originaires de la wilaya d'Alger et de Boumerdès, ces trois inculpés sont accusés d'avoir enlevé une fille mineure résidant à Alger. Les trois inculpés sont tombés entre les mains de la police suite à une enquête minutieuse diligentée depuis le dépôt de plainte des parents de la victime qui ont également lancé un avis de recherche à travers les médias, lorsque leur fille était entre les mains de ce réseau.La deuxième affaire concerne la disparition d'une jeune fille dans la wilaya de Sétif durant plusieurs jours. La fille a été retrouvée par ses parents, mais les auteurs du délit n'ont été arrêtés qu'avant-hier. Trois personnes originaires de la wilaya de Sétif et de Tizi Ouzou croupissent derrière les barreaux depuis leur présentation par-devant le parquet général.Présentés au parquet de Tizi Ouzou, les auteurs sont accusés de détournement de mineurs et d'atteinte aux bonnes moeurs. Cinq d'entre eux ont été mis sous mandat de dépôt alors que la sixième, la femme, a été condamnée à une année de prison ferme suite à la procédure de comparution directe. Cette mesure est, pour rappel, entrée en vigueur l'année dernière. Elle donne au procureur l'opportunité de déférer directement un accusé devant le juge sans passer par le mandat de dépôt ou le contrôle judiciaire, en attendant la comparution.En fait, il convient de signaler que les atteintes aux moeurs augmentent de plus en plus en nombre. Les garde-fous sociaux érigés par les anciens ne semblent plus tenir, poussés par les modes de vie moderne qui tendent plus vers l'individualisme. La violence contre les mineurs a, par ailleurs, atteint son paroxysme ces dernières années, avec les kidnappings de plusieurs enfants dont certains ont été retrouvés morts dans des conditions atroces. Le cas de Nihal disparue à Ouacifs et retrouvée morte a défrayé la chronique durant plusieurs jours. C'est également le cas de Jugurtha qui a été enlevé le jour de sa circoncision à Taboukert. Il s'en sortira sain et sauf, mais après un long séjour au CHU de Tizi Ouzou dans un état comateux.Les affaires, de plus en plus nombreuses, ont provoqué un large débat de société qui a poussé certains à réclamer l'annulation de la signature par l'Algérie du moratoire sur la peine de mort. Une autre partie concernée par le débat a rétorqué que la gestion hasardeuse de ce dossier est à l'origine de la recrudescence des kidnappings d'enfants et que la peine de mort ne règle pas le problème. En tout état de cause, le débat est ailleurs car beaucoup, restés silencieux, en dehors du débat, considèrent que les peines «insignifiantes, infligées aux auteurs ne sont guère dissuasives. Une année de prison pour avoir enlevé un enfant et 10 mois pour avoir volé un vélo. La différence est vite faite.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com