Dans un communiqué publié sur sa page facebook, l'Assemblée populaire de wilaya de Tizi-Ouzou et les administrations y afférentes viennent de bénéficier d'une enveloppe financière d'un montant de plus de 458 millions de dinars (458 562 052, 51 DA) pour la prise en charge des mensualités des jeunes bénéficiaires du dispositif de l'insertion professionnelle et sociale des diplômés exerçant au niveau des collectivités locales. Ces jeunes recrutés au niveau des communes essentiellement dans le cadre de ces procédures d'aide à l'insertion, se voient ainsi rémunérés après une longue période de cafouillage. Une prise en charge financière qui vient s'adjoindre à une autre prise en charge plus importante, à savoir la décision de leur recrutement à des postes permanents, prise par le président de la République. Cette mesure de doter ces postes occupés par ces jeunes à titre permanent a été accueillie comme une bouffée d'oxygène par cette catégorie qui est, doit-on le rappeler, constituée de jeunes universitaires et autres diplômés mais qui sont restés sans emploi. Aussi, faute de postes de travail à la mesure de leur espérance, ces derniers n'avaient pas d'autres choix que d'accepter ces débouchés précaires et sous-payés. Cependant, ces postes octroyés, dans le cadre des dispositifs d'insertion, étaient temporaires. Les jeunes n'étaient là que pour trouver des postes stables et bien rémunérés. Devant cette situation intenable, les jeunes ont commencé à s'organiser et à réclamer des postes d'emploi permanents. L'on a vu ces derniers se mettre en grève à leurs postes, des marches et des sit-in devant les sièges des différentes administrations, notamment la wilaya. Aussi, ces dernières années, les pouvoirs publics ont fini par prêter l'oreille aux appels de détresse de ces jeunes. Des décisions importantes ont été prises. Parmi ces décisions phares, l'on peut citer l'allocation chômage instaurée à l'endroit des sans-emploi ainsi que la décision de recruter tous les jeunes travaillant dans le cadre des dispositifs de pré-emploi. Cette dernière résolution est d'ailleurs considérée comme une bouée de sauvetage par des jeunes qui désespéraient de voir leur situation professionnelle évoluer positivement. Dans les administrations, dans le système éducatif et autres secteurs, les emplois dans le cadre des dispositifs en question ne permettaient guère d'entrevoir un avenir meilleur. Chose pour laquelle, la mesure de «permaniser» ces jeunes est, à plus d'un titre, salvatrice. Enfin, il convient de noter que le gouvernement a décidé d'unifier les dispositifs d'aide à l'emploi, avant la fin de l'année en cours. Les jeunes inscrits dans le Daip, bénéficient désormais d'un contrat CDI au niveau de la Fonction publique, dans le cadre du décret d'intégration définitive obligatoire, promulgué en 2019. En 2020, le taux d'intégration était établi à 47%, en attendant le reste en 2022 et 2023.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com