Tizi-Ouzou - A la une

45 femmes tuées depuis le début 2021



Féminicides, agressions verbales et physiques, coups, viols... Les violences faites aux femmes continuent leur expansion affolante en Algérie. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh) a indiqué, dans une récente publication sur sa page Facebook, que depuis le début de l'année en cours, le nombre de femmes victimes de féminicides est porté à 45.Massiva Zehraoui- Alger (Le Soir) - La liste macabre des victimes de féminicide continue dangereusement de s'allonger. Un autre crime odieux dont la jeune Dehbia Cherifi a été victime, le 28 octobre dernier, à Tizi-Ouzou, vient s'ajouter à la longue série de meurtres perpétrés contre les femmes en à peine quelques mois.
La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme a publié sur sa page Facebook que depuis le 1er janvier à ce jour, 45 féminicides ont été recensés à l'échelle nationale. Ce chiffre illustre assez bien les dimensions préoccupantes que prend ce fléau. Les crimes commis contre ces victimes sont d'une sauvagerie inouïe. Dehbia Cherifi a été violentée puis poignardée à plusieurs reprises par son conjoint, après que celle-ci eut demandé le divorce.
L'auteur de ce crime s'est rendu dans le salon de coiffure où la victime travaillait, avant de lui assener des coups de couteau. Quelques semaines auparavant, à Tizi-Ouzou (Draâ-Ben-Khedda), une autre femme a été égorgée par son compagnon en pleine rue. Des crimes qui rivalisent de sauvagerie. Les féminicides suscitent l'indignation de l'opinion publique et soulèvent tout autant moult interrogations sur les origines d'un fléau qui n'est pas nouveau, mais qui surprend et inquiète de par son « expansion » plus ou moins récente.
L'histoire de Chaïma, 19 ans, violée, frappée, brûlée et laissée pour morte à Thenia a relancé le débat sur ces violences. L'onde de choc a d'ailleurs dépassé les frontières du pays. Nombreux sociologues ont soutenu que le féminicide est loin d'être un nouveau fléau dans notre société. Ils préciseront qu'aucune statistique ne peut réellement traduire l'ampleur de ce phénomène dans notre pays. D'aucuns expliquent que ces innommables crimes révèlent un mépris évident à l'égard des femmes. Dans la mesure où ils continuent d'être banalisés par beaucoup de personnes qui tentent de justifier ces actes barbares. Pourtant, les lois qui criminalisent les violences à l'égard des femmes ne manquent pas, mais leur application ne suit pas.
Des appels et des actions ont été menés avec acharnement par des militantes des droits de la femme, dans la perspective de remettre dans le champ de l'application les lois de protection contre les violences faites aux femmes.
M. Z.
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