
L'Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem) organise depuis mardi dernier, le 2e Salon local sur le microcrédit au niveau de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Selon la directrice, Mme Nouara Aouchiche qui intervenait en marge de la cérémonie d'ouverture, le dispositif attire de plus en plus de monde par les avantages qu'il offre aux jeunes de toutes les catégories. D'ailleurs, elle en veut pour preuve les 2750 emplois de janvier à septembre 2014. Un chiffre qui démontre, si besoin est, les énormes efforts consentis.Sur un autre chapitre, le responsable de l'agence de Tizi Ouzou annonçait également la réception durant la même période, de quelque 3014 dossiers dont 1903 ont bénéficié de financements. Ce qui indique aussi, selon la même oratrice, que l'agence de Tizi Ouzou a dépassé les objectifs arrêtés pour cette année. La réalisation du programme assigné a atteint un taux de 130%Très convoitée par les jeunes et les femmes essentiellement, l'Angem enregistre des pics chez la catégorie des artisans, dont les porteurs de projets se sentent mieux pris en charge au niveau de ce dispositif. Au total, ce sont 577 microentreprises qui ont été créées dans le secteur. Vient ensuite le secteur des services qui a enregistré le financement de 503 dossiers et l'agriculture avec 414 et 109 commerces. En fait, les dispositifs en question participent amplement à la lutte contre le fléau du chômage qui frappe durement la wilaya. Tombée dans l'insécurité depuis plus d'une décennie, Tizi Ouzou n'attire plus d'investisseurs. Les seules sociétés nationales qui faisaient vivre des milliers de familles ont fermé ou ont compressé l'effectif pour éviter la faillite. Depuis 2005, le crime organisé et le terrorisme ont fait jonction au grand malheur des populations locales qui se voient privées de toutes ressources économiques. Les seuls investisseurs, commerçants et entrepreneurs ont été harcelés par les bandits. Près de 81 kidnappings ont été signalés, faisant fuir les plus téméraires des investisseurs.Ainsi, pendant une dizaine d'années, le chômage a dévoré la majeure partie des compétences sorties des universités et des instituts. Une grande partie a trouvé une échappatoire dans l'émigration, alors que l'autre catégorie a dû sacrifier son diplôme pour mendier un salaire minable chez quelques entrepreneurs véreux. Ainsi, le chômage a atteint le seuil de 40%, selon les estimations des spécialistes en la question. C'est donc dans ce climat de déprime que tombent à point ces dispositifs d'aides à la création des entreprises. Une lueur d'espoir pour les jeunes chômeurs. Il y eut d'abord, l'Ansej, puis la Cnac et enfin l'Angem qui sont d'une aide inestimable pour ces jeunes qui voient ainsi des portes de sortie de la misère. Des milliers d'entreprises ont été créées et des milliards de dinars ont été octroyés pour leur création. Seul bémol hélas qui gâche la fête, le suivi et les banques ne fonctionnent pas à la même cadence. Beaucoup de jeunes se sont vu bloquer par des entraves au niveau des banques. D'autres ont carrément vu leur rêve brisé contre le mur de l'incompétence de beaucoup de banquiers qui croient distribuer l'argent aux jeunes, de leurs poches radines.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com