
L'attente pour un poste de travail dure souvent plusieurs années après inscription auprès des agences locales de l'emploi.Le taux de chômage dans la wilaya de Tizi Ouzou semble atteindre de plus en plus la frange des jeunes détenteurs de diplômes dans diverses spécialités de leurs formations. Nombre d'entre eux sont en quête d'un travail en convoitant les dispositifs de l'emploi auprès de l'Agence Nationale de l'Emploi de Tizi Ouzou (ANEM). Néanmoins, ils ne sont pas nombreux à avoir la chance d'intégrer un poste de travail.Approchés pour de plus amples informations sur leur condition, de jeunes inscrits auprès de cette agence pour acquérir un emploi à la hauteur de leur espérance témoignent de leur exaspération face aux lenteurs dans le traitement de leurs dossiers.L. Célia, mariée, âgée de 30ans, diplômée en sociologie à l'université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, dira: «Cela fait 7 ans que je suis détentrice de la carte bleue, un semblant de «visa» pour avoir accès au marché du travail, mais depuis c'est une attente interminable, aucune réponse ne m'a été signifiée, je ne fais que renouveler ma carte. Les responsables me réservent une seule réponse : nous sommes en train d'étudier d'autres dossiers en attendant que le tien soit traité». A l'instar de notre interlocutrice, S. Farida âgée de 28 ans, détentrice également d'un diplôme de technicien supérieur en commerce international, obtenu au CFA de Tizi Ouzou, se démène depuis 2008 en quête d'un poste de travail mais «aucune réponse n'a a été réservée à mon sort de la part des services de l'ANEM», dira-t-elle en se demandant pourquoi des personnes ayant pourtant le même profil qu'elle, et ayant déposé leurs demandes bien plu tard qu'elle, ont quand même eu leurs emplois alors que c'est elle qui devait être prioritaire.L'affluence des jeunes chômeurs dans cette agence est perceptible pour le simple visiteur. Certains font la queue pour déposer leurs dossiers et d'autres pour renouveler leur carte bleue.Mouloud, 41 ans, fulmine : «Je suis au chômage depuis 1995, bien que je suis marié depuis 4ans, je n'ai pas réussi à avoir un emploi permanent en ayant recours à l'ANEM».«Une application informatique»Un autre jeune s'est dit satisfait des conditions d'accueil dans l'agence et dira avoir décroché un emploi dans le cadre d'un dispositif d'aide à l'emploi.Rencontré, le directeur de cette agence Kheloui Rabah, fait état de 36 000 demandes enregistrées au niveau de son organisme depuis janvier au 30 novembre 2013, dont 13 863 provenant de titulaires de diplômes universitaires. Sur un total de 11 075 opportunités de recrutement émanant du secteur public, privés et des employeurs étrangers, seulement 9124 placements ont été effectués, ce qui donne lieu à un écart de 23 031 demandes non-satisfaites. S'agissant des critères de placement des demandeurs dans des postes d'emploi, le responsable de l'ANEM expliquera : «Nous sommes un organisme régulateur de l'emploi et d'intermédiation entre les offreurs et les demandeurs.Quant au placement, nous l'effectuons grâce à une application informatique conçue et destinée pour une telle tâche».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Guellil
Source : www.elwatan.com