La session criminelle du tribunal de Tizi Ouzou, qui s'ouvre ce lundi 22 octobre s'annonce riche en matière d'affaires liées au terrorisme. Le juge près le tribunal criminel de la ville de Tizi-Ouzou se penchera en effet sur 21 affaires.
Deux émirs seront ainsi jugés, à l'instar de Mourad Mesrour alias Al Aaouar, émir de la katibate El Ansar qui sévissait dans la région de Kabylie et de Boumerdès.
L'affaire de ce dernier sera au menu, le 20 décembre 2012.
Souhaib, émir de la katibate El farouk, sera également jugé par contumace lors de cette session. C'est également pour les mêmes chefs d'inculpation liés au terrorisme que le juge se penchera, une énième fois, sur l'affaire de la campagne de Moussa Kerrar, émir abattu par les forces de sécurité, il y a plusieurs années, dans un appartement à la Nouvelle-Ville de Tizi Ouzou.
Sur un autre chapitre, des kidnappings et celui du grand banditisme, sept personnes seront jugées. Outre l'affaire Slimana, qui a ébranlé la Kabylie, le juge se penchera sur d'autres affaires qui verront des accusés défiler à la barre pour répondre de chefs d'inculpation, tels que le vol à main armée, la séquestration de personnes ou les demandes de rançons.
Pour le reste, ce seront, en tout, pas moins de 99 affaires de crimes et délits qui jalonneront cette session qui s'ouvrira après-demain, lundi.
Au chapitre des homicides, six femmes seront jugées pour le meurtre d'un bébé pour des objectifs inavoués. Notons, enfin, que la session criminelle qui débute au tribunal de Tizi-Ouzou reflète. la situation sécuritaire délétère qui prévaut dans la wilaya depuis maintenant une décennie.
Le terrorisme, le grand banditisme, les agressions et les vols à main armée sont devenus si fréquents que les populations se sont senties abandonnées par l'Etat.
En l'espace de quelques années, ce sont 72 citoyens de la région qui seront enlevés par des groupes de bandits qui sévissent dans l'impunité. Entre autres, l'entrepreneur Slimana qui a été tué par ses ravisseurs alors qu'il tentait de s'en extraire. Cette situation, couplée à des faux barrages, incursions nocturnes et vols de commerces en plein jour, a fini par faire de la wilaya une contrée à fuir. Aucun investisseur ne voulait alors s'y aventurer.
Une situation qui a grippé toute la machine économique de la région laquelle traînait dans les statistiques en comparaison avec les autres wilayas.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com