Des jeunes dont l'essentiel de leur avenir n'a pas encore été consommé, vient d'être stoppé net.L'auteur du crime comme la victime étaient jeunes. L'un est mort, il y a une année, l'autre croupit désormais en prison depuis mardi. Il y restera vraisemblablement durant 15 années. C'est le juge près le tribunal criminel de Tizi Ouzou qui a prononcé cette peine au terme d'une audience très triste pour le sort de la victime comme de l'auteur.En fait, les faits se sont déroulés une certaine nuit du 2 mai à Boghni.Les deux jeunes étaient, chacun avec ses amis, en train de discuter. Selon les aveux de l'auteur. L.S. âgé de 35 ans, c'est la victime, un jeune de 32 ans, qui s'était approché de lui pour l'agresser. Il y avait vraisemblablement un antécédent entre les deux personnes. Un malentendu vieux de quelques années. Les faits rapportés dans l'arrêt de renvoi faisaient état d'une précédente bagarre.La suite des événements a donc été dramatique. Une bagarre a tourné au drame.L'auteur du crime ne voulait, selon ses propres aveux, pas tuer son adversaire. C'était pour se défendre. Mais les coups qu'il a portés à la victime à l'aide d'une bouteille de bière ont tout de même provoqué sa mort. Une hémorragie aiguë aura eu raison de la vie du jeune qui n'avait que 32 ans. Malgré son transfert rapide à l'hôpital de Boghni, la victime a donc succombé à ses blessures au niveau du bas de la hanche. Aussi, après une audience qui s'est déroulée dans la matinée, le juge a rendu son verdict.L'auteur a écopé d'une peine de prison ferme de 15 années. Un sort dramatique d'une soirée pourtant destinée à se remonter le moral.Le verdict a, pour rappel, confirmé la requête du procureur de la République qui a demandé la même peine pour les mêmes faits.La peine n'a pas étonné mais elle a semé une ambiance morose dans la salle. Des jeunes dont l'essentiel de leur avenir n'a pas encore été consommé, comme dirait l'autre, vient d'être stoppé net. Arrêt brusque du déroulement d'un quotidien vécu tel un cliché de film dans nos villages.Des villages de plus en plus agressés par des phénomènes jusque-là inconnus. La prolifération des lieux de débauche, la vente de boissons alcoolisées non réglementée et une grande facilité d'accès à la drogue minent nos contrées jadis lointaines, de ces maux. Ces phénomènes ont sans nul doute un rôle primordial dans l'étendue de plus en plus dramatique de la violence. Car des faits de violence qui tournent aux drames ne sont pas rares. Il y en a des dizaines et des dizaines qui ont été signalés rien que l'année dernière. Des rixes, pourtant ordinaires, tournent aux drames les plus retentissants.La semaine dernière, une rixe anodine a tourné au drame à Aït Yahia Moussa. Ces faits sont les plus visibles de cette violence qui mine notre société. Une violence qui a fini par entrer dans les cours d'écoles et les universités.Enfin, pour en revenir à cette affaire, d'aucuns trouvent légitime de s'interroger si l'on peut construire un avenir après 15 années de prison. Ceux qui en savent quelque chose répondent oui, pour peu que...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com