Des centaines de locaux commerciaux destinés aux jeunes chômeurs ne sont pas encore lancés dans la wilaya de Tizi Ouzou et risquent d'être retirés du programme.
Huit ans après son lancement, le programme présidentiel de 100 locaux par commune, inscrit au profit de la wilaya de Tizi Ouzou peine à se concrétiser. Sur 6700 unités prévues, seulement 3887 ont été achevées, selon un bilan de la direction du logement et des équipements publics (Dlep). Les livraisons de l'année 2012 concernent 754 locaux répartis sur 18 sites.
Les communes bénéficiaires sont, Ait Toudert, Illoula, Idjeur, Ait Chafaâ, Draâ El Mizan, Ait Mahmoud, Beni Zmenzer, Larbaâ Nath Irathen, Azeffoun, Irdjen, Tizi N'Tleta, Boudjima, Yakouren, Draâ Ben Khedda, Ain Zaouia, Illilten et Maâtkas. La même source fait état également de 1055 locaux non encore lancés, proposés à l'annulation, alors que 510 locaux sont à l'arrêt pour divers motifs. Les contraintes liées à la rareté du foncier et à la morphologie accidentée du terrain au niveau de certaines communes sont les principales causes mises en avant par les pouvoirs publics pour expliquer l'échec de ce programme destiné à la réinsertion sociale de jeunes chômeurs. S'agissant des programmes en voie de relancement, ceux-ci toucheront 423 locaux «où il a été constaté des délais de formalisation et d'aboutissement extrêmement allongés (avis d'appel d'offres et consultation souvent infructueux), et où seulement six projets ont été confiés».
Il s'agit des projets affectés aux communes d'Ait Yahia Moussa (35 locaux), Ouacifs (50), Ouadhias (24), Draâ El Mizan (136), Frikat (72) et Timizart (40). «La question relative à l'attribution des locaux achevés mérite d'être posée. Il y a été observé la dégradation de certains sites laissés à l'abandon, on citera, à titre d'exemple, le cas des 30 locaux à Agouni Gueghrane, 96 à Ait Yahia et 200 à Aghribs», relève-t-on à la Dlep. Certains programmes achevés situés sur des sites retirés à l'instar des 30 locaux de la commune de Mizrana pourraient être affectés aux services des forêts, considérant leur lieu d'implantation. «Des défaillances et désistements de plusieurs entreprises ont induit des retards considérables en matière de livraison et de lancement, et des résiliations souvent prononcées à leur tort», conclut le rapport de la Dlep.
Pour rappel, ce programme initié par le président de la République, lors de la réunion des walis sur l'emploi de jeunes, tenue en octobre 2003, s'est fixé comme objectifs, la promotion de l'emploi professionnel par le produit de location et la création d'une nouvelle ressource pour les communes au profit des jeunes âgés de 18 à 50 ans. Ces activités concernent celles relevant des dispositifs de la promotion de l'emploi (Ansej, Cnac, Angem), à l'exclusion de l'activité commerciale. Mais il faut dire que même après la suppression de l'obligation de passer par les différents dispositifs de l'emploi de jeunes et l'ouverture du droit d'acquisition à n'importe quelle autre activité libérale, ces locaux exigus, sans commodités, construits dans des endroits isolés, souvent en superposé faute de foncier, sont peu demandés dans de nombreuses communes rurales.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahcène Tahraoui
Source : www.elwatan.com