
Yennayer arrive. Cette fête, qui bouclera son 2 964e cycle le 12 janvier prochain, demeure, elle aussi, de toutes les dépenses.À cet effet, les placettes publiques, les boulevards et les marchés de la ville ont été envahis par les vendeurs de confiserie en tout genre, une tradition ancestrale qui fait partie des fêtes que les Algériens attendent, qu'on le veuille ou non, même si parfois elle fait l'objet de réticences de la part des pères de famille qui hésitent souvent, mais finissent par craquer aux délices de tous les fruits exotiques. Cet attrait qui, parfois, est aléatoire trouve dans la plupart des cas le prétexte des enfants qui insistent auprès de leurs parents afin de fêter l'événement et c'est ce qui se produit le plus généralement malgré toutes les contraintes. Les citoyens se sont rués sans regarder aux prix car il faudrait pour cette fois-ci égayer la maison et faire plaisir aux enfants et même aux adultes. On pouvait remarquer toutes les marques de chocolat, bonbons, cacahuètes, noix, noisettes, dattes, figues sèches..., comme la tradition le veut. Sans oublier les fruits et diverses limonades. Aujourd'hui sont venus s'ajouter les pistaches, les dattes fourrées, les variétés de chocolat, le kiwi, les avocats qui font craquer les moins gourmands, même si on pourra toujours se dire que cela se passe une fois par an. Dans la capitale de l'Ouarsenis, à la veille du jour de l'an amazigh « Yennayer », les prix du poulet s'envolent. La volaille est le principal ingrédient de ce repas préparé à cette occasion. Le kilo est vendu à 360 DA, dans à peu près toute la wilaya de Tissemsilt, alors que dans d'autres, elle a atteint les 380 DA. Les raisons de cette augmentation des prix ne semblent pas évidentes aux yeux des consommateurs qui sont pourtant obligés d'acheter le poulet qui est un des ingrédients principaux des plats traditionnels préparés, à cette occasion, par nos maîtresses de maison. «Tous nos plats préparés pour Yennayer sont à base de poulet. Donc, on ne peut pas s'en passer, malgré sa cherté», nous dit une vieille dame que nous avons interrogée lors de notre virée au marché couvert de Tissemsilt. «Le prix est resté pratiquement à pas moins de 300 DA depuis la fin du mois sacré, atteignant parfois des pics incroyables», précise un vendeur à la cité des 119 logements. Les éleveurs, quant à eux, lient l'augmentation des prix à la hausse des coûts des charges des éleveurs pendant la période hivernale. «Les charges augmentent en hiver, notamment celles du chauffage, sans parler de la hausse des prix des aliments; il vaut mieux qu'on n'en parle pas», nous a expliqué un aviculteur du douar Kouacem. Cette envolée des prix est indépendante des prix du marché international, qui connaît une accalmie en ce moment. Mais en Algérie, il reste que ce sont les importateurs qui imposent leurs règles, ce qui fait dire aux éleveurs que «la filière avicole est en pleine crise, et la sonnette d'alarme est tirée, dans l'espoir d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur la gravité de la situation».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdenour
Source : www.lnr-dz.com