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Tarek Ibn Ziad (Aïn Defla) : la population veut sa part de développementActu Centre : les autres articles



Tarek Ibn Ziad (Aïn Defla) : la population veut sa part de développementActu Centre : les autres articles
La population de la commune de Tarek Ibn Ziad, à l'extrême sud- est du chef-lieu de la wilaya de Aïn Defla, continue à nourrir l'espoir d'accéder un jour à une vie décente comme promis par les autorités locales.La région, prise en tenaille entre les monts de l'Ouarsenis à l'ouest et le djebel Louh à l'est, est classée commune répulsive par les pouvoirs publics en raison de son enclavement et de l'absence de ressources naturelles. La commune s'étend sur une superficie de 406,6 km2, dont 20 000 ha sont des zones montagneuses et de forêts. La période dite de la décennie noire a contraint des milliers de familles à quitter leur douar, donnant lieu à une perte importante de sa population. Aussi, la commune compte actuellement 7 douars au lieu de 30, recensés avant l'exode massif observé à partir des années 1990, selon des sources locales.
Actuellement, on compte plus de 11 000 âmes, dont plusieurs continuent à vivre dans des conditions précaires à la périphérie de cette agglomération. Satisfaire la population de Tarek Ibn Ziad est un objectif qui tarde à se réaliser, estiment des intervenants qui, faute de mieux, prennent leur mal en patience après avoir épuisé toutes les formes de recours, y compris celles qui ne sont pas autorisées par la loi.
Rappelons que plusieurs mouvements de protestation avaient agité la vie dans cette cité, où rien n'invite au bonheur. L'année dernière, les citoyens en colère avaient bloqué la RN14 reliant la wilaya de Aïn Defla à celle de Tissemsilt. Ils protestaient contre la dégradation du cadre de vie, le manque d'eau et l'absence de gaz de ville. Les populations des douars et celles du chef-lieu de wilaya sont toujours confrontées à la même situation depuis des années concernant l'approvisionnement en eau potable.
La municipalité distribue le précieux liquide au moyen de citernes. Mais, il arrive que l'eau parvienne dans les robinets... à raison de 30 secondes toutes les 48 heures et parfois moins dans certains douars, donnant l'illusion au citoyen que l'eau peut couler du robinet, et ce, afin d'éviter d'éventuelles émeutes, a déclaré récemment un élu. Pourtant, il existe plusieurs sources et un barrage (Deurdeur) à quelques encablures, mais la dégradation des canalisations durant les années d'insécurité a fait que ces ressources ne sont pas exploitées, a indiqué la même source. Les manques ne se limitent pas au manque d'eau, puisque la population est également en attente du gaz de ville.
Une revendication qui n'est pas près de trouver satisfaction, car le projet en question n'est pas inscrit au titre du présent plan quinquennal, a indiqué une source de la municipalité. Quand on sait que le froid dans cette région est insupportable, on comprend aisément pourquoi ces populations en veulent aux pouvoirs publics qu'elles accusent de vouloir les maintenir dans un état de sous- développement. L'impuissance des élus qui se sont succédé à la tête de cette APC est justifiée par les uns par l'absence de perspectives à tous les niveaux, ajouté à l'enclavement de la région, mais et surtout à a cause de la période de la décennie noire qui a plombé toute tentative d'améliorer les choses.
Pour rappel, cette région était le fief des groupes armés et le passage obligé vers les wilayas voisines : Médéa,Tissemsilt et Chlef. Les autres problèmes dont souffrent les habitants de cette commune sont le chômage qui frappe particulièrement les jeunes en l'absence de perspectives d'emploi, celles-ci étant jugées quasiment nulles par les responsables locaux, le manque de structures de santé et le logement.
La relance des projets de proximité de développement rural integré (PPDRI) pourrait contribuer un tant soit peu à calmer les esprits, mais ce qu'il faudrait surtout, c'est un véritable plan d'urgence pour permettre aux habitants de Tarek Ibn Ziad de voir le bout du tunnel. Pour la petite histoire, actualité oblige, ces derniers aiment à rappeler qu'ils avaient massivement voté en faveur du président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, lors du scrutin du 8 avril 2004 en lui accordant le plus fort taux de voix à l'échelle de wilaya , soit 94,74%.
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