
Après avoir observé un mouvement de protestation mercredi et jeudi passés, une centaine de travailleurs de l'EBT, l'une des rares entreprises publiques du bâtiment, vont observer, aujourd'hui, «un débrayage, qui sera ponctué, si nécessaire, par une grève de la faim collective, pour protester contre l'approche préconisée par l'actuelle direction dont on réclame le départ», selon le communiqué du syndicat de ces travailleurs. Cette instance, qui a émis un préavis de grève, fait part du «climat délétère qui règne dans cette entité publique, qui disposait pourtant d'un conséquent plan de charge».«La situation a été exacerbée, diront certains travailleurs abordés devant le siège, à l'entrée de la zone industrielle de Zaroura, depuis l'intronisation du nouveau directeur à la place de l'ancien, alors en proie avec la justice pour une affaire liée à la passation d'un marché pour la carrière d'agrégats avec les Turcs, puis avec l'actuel repreneur». Les protestataires, qui craignent pour leur avenir immédiat depuis que l'actuel gestionnaire s'est désisté de certains projets, exigent «l'intervention des pouvoirs publics locaux et centraux et même la présidence du groupe Construct-Ouest».Réfutant l'argument de la direction d'«un déficit chronique dès lors que des situations sont restées impayées», les travailleurs et leur syndicat disent «ne pas comprendre qu'un aussi conséquent plan de charges, soit 500 logements sociaux à Tissemsilt, 114 logements ENPI et d'autres projets encore, soit largué pour des motifs futiles sous de fallacieux prétextes». Disposant d'un bon effectif, de surcroît rodé, et d'un matériel très fonctionnel acquis du fait d'opérations d'assainissement financier, avec à la clé l'effacement des dettes, les travailleurs ne voudraient pas lâcher prise, croyant dur comme fer que leur entreprise pourra se tailler la part du lion sur les marchés locaux et nationaux, pour peu, lâchent-ils, «que l'actuel directeur quitte ses fonctions».Hier, certains représentants des travailleurs, se disant «outrés par le comportement du directeur général qui n'a pas effectué d'escale pour discuter avec eux en venant d'Oran pour aller voir le wali de Tissemsilt», semblaient décidés à en découdre pour, préviennent-ils, «préserver leurs emplois et l'outil de travail» de ce qu'ils considèrent comme «un autre bradage qui ne dit pas son nom».Dans leur argumentaire, nos interlocuteurs font savoir que «leur entreprise reste de loin la plus performante parmi les six relevant du secteur public du bâtiment». Nous avons tenté de joindre le directeur mais en vain.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fawzi Amellal
Source : www.elwatan.com