Tissemsilt - A la une

La violence une «marque» inviolable '



La pyramide du tissu de la violence continue à s'inverser en losange. Elle consolide sa base depuis deux phénomènes provocateurs. Le premier provient des joueurs dits comédiens, l'autre s'échappe des fautes d'arbitrages.Ce week-end, sur le terrain de la charmante Saoura, il y a eu violence aux toutes dernières minutes de jeu. La mise à feu par quelques énergumènes bécharis a été enclenchée malgré leur victoire qui élimine ainsi de la course au trophée l'USM Alger. Des énergumènes n'ayant aucun lien avec ce sport voulaient gâcher cette fête et ils ont réussi. Les supporters algérois attaqués sous les yeux de deux commissaires de match, MM. Mohamed Zerhouni et Rabah Soudani, respectivement président de la LFW de Sidi Bel-Abbès et de la LFW de Tissemsilt. Des projectiles tirés en direction des Usmistes mais vite protégés, une fois de plus, par les services de sécurité, appelés en renfort bien avant le coup d'envoi. «Par cette violence, qui défie-t-on ' Cet arsenal juridique ' Certainement pas, ce goût de la bagarre et la recherche des sensations qu'elle provoque, et par le prestige qu'on en retire, ce sont des valeurs qui n'ont pas de classe sociale», a déclaré un journaliste français. Un jeune de milieu aisé peut parfaitement avoir beaucoup de plaisir à être dans le climat d'une bagarre, à acquérir aux yeux des autres ou aux siens un prestige. Un autre confrère écrivait, il y a quelques années : «Dans les stades, cette violence se traduit par des bagarres qui engendrent la haine et l'antipathie des jeunes supporters qui trouvent dans ces enceintes sportives, une meilleure tribune pour donner libre cours à leur sauvagerie.» Les jeunes de l'USMA saluent les forces de police pour avoir évité le pire de ce qui devait se produire. Les confrontations violentes entre supporters se seraient intensifiées à la fois à l'intérieur des stades et en dehors. Ce qui accentue la gravité, c'est l'usage des... Le mal est donc si profond qu'il est nécessaire de trouver la meilleure formule, quitte à durcir les sentences à l'encontre des fauteurs de troubles. Ce n'est en tout cas pas le huis clos, imposé aux équipes locales, quand leurs stades enregistrent des actes de vandalisme, qui réglera le problème puisque il faut attaquer le phénomène à sa racine. «Le problème étant évidemment complexe et singulier à chaque club, aucune panoplie de mesures punitives ou de solutions miracles ne peuvent s'appliquer uniformément. Le caractère fantaisiste des solutions avancées laisse songeur quant au chemin qui reste à parcourir pour que le problème soit enfin traité de façon rationnelle», tonne un dirigeant. Caricaturés dans les médias et négligés par les instances, les ultras ont quelques excuses pour n'avoir pas réussi à se fédérer autour d'un message clair et s'être rendus plus visibles pour leur pouvoir de nuisance au sein des clubs que pour leur volonté d'en préserver l'identité ou de défendre les valeurs d'un football populaire. «Pour ne plus abriter ou avoisiner la bête, les associations ont besoin de se recréer sur d'autres bases». Quelle que soit la répugnance que l'on peut avoir pour les sanctions collectives, s'il s'agit de déclencher une prise de conscience et faire évoluer les mentalités, elles ont un impact symbolique insuffisant en soi, mais indispensable en la circonstance. L'avis d'un journaliste français, expert en la matière écrivait, déjà en mars 2010 : «Pour espérer une évolution significative, il faudra d'abord que le hooliganisme cesse d'être un instrument d'agitation politique et qu'il soit combattu de façon pragmatique, qu'il soit médiatisé de façon équilibrée et qu'il fasse l'objet d'une volonté de l'assumer en tant que responsabilité collective - partagée entre les clubs, les supporters, les instances sportives et les pouvoirs publics. Pour que ?l'intolérable' cesse effectivement d'être toléré.» En octobre dernier, depuis Oran, le ministre de la Jeunesse et des Sports déclarait : «Nous avons mis en place jusque-là une trentaine de comités au niveau des différentes wilayas du pays. L'opération se poursuit pour aboutir à un organe solide qui va nous aider à endiguer ce fléau étranger à notre société... Le ministère de la Jeunesse et des Sports reconnaît qu'il n'est pas capable d'assurer à lui seul la sécurité dans les enceintes sportives ni encore les clubs ou les fédérations. «Nous allons procéder à de larges consultations pour lutter efficacement contre ce fléau», a-t-il annoncé.
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