Tissemsilt - A la une

La saison de tous les regrets



La saison de tous les regrets
Une saison qui s'affale et sème une inquiétude au sein même de l'instance nationale de football. Voilà une autre saison qui marque son histoire.Une saison qui perd sur les terrains, sous les regards de ceux qui sont censés voler à son secours. Une élection met sur rail une autre équipe décidée à faire le ménage mais sans les bagages d'une solide communication. Pourtant il y a beaucoup de gens qui aspirent à un débat d'idées et qui ont un appétit pour la réflexion. Des voix s'élèvent quotidiennement dans ce monde sportif pour dénoncer ce qui l'étouffe, où chacun préfère courir derrière sa balle que de la partager pour en faire une force de frappe dans l'intérêt de ce sport qui ne quitte presque jamais la zone de turbulence. Les consultants, supporters et médias sont souvent priés de laisser cette nouvelle équipe du président de la Fédération algérienne de football Kheirddine Zetchi travailler. «Elle ne peut réparer en deux mois ce qui a été haché, voire broyé en 15 ans par l'ancienne équipe et personne n'en a soufflé mot». Voilà ce qui est faux, archi-faux ce n'est pas nouveau, le mal a de tout temps était dénoncé, réagissait un professionnel du football à un collègue qui semble se mettre en scène pour calmer le jeu, répondant certainement à ceux qui continuent à faire admettre que «la nouvelle équipe travaille doucement mais sûrement, c'est un travail de fourmi qui est engagé sans faire de bruit, tous les compartiments fonctionnent, ils font une prospection à la recherche de jeunes footballeurs. Il y a une Ligue professionnelle, une Ligue amateur, toutes les deux ont une responsabilité vis-à-vis de la FAF...». Il disait a qui veut l'entendre que la FAF est une pyramide dont sa base se trouve au sommet, «plutôt l'inverse cher Monsieur répondra un professionnel de la balle ronde, à chaque niveau de celle-ci des hommes qui travaillent pour redonner vie et forme à notre football.» Ce constat est dénoncé par les présidents de clubs et consultants. Pour la majorité des amateurs de la balle ronde, le programme de travail du président Zetchi ressemble à celui de la grotte d'Ali Baba: tout le monde s'alarme au moment où des déchets s'accumulent sur les terrains. Que faut-il y voir du côté du nouveau conseiller de Zetchi, qui déclarait sur le plateau de la Chaîne El Heddaf qu'une «équipe nationale ça se construit, il faudrait attendre dix ans pour présenter une sélection à la hauteur des attentes de ses supporters. Dix ans, disait-il, toute une génération, ce qui a été hachée en 15 ans, ne peut être corrigé en deux mois. Laissez les gens travailler, ils ne veulent pas communiquer, c'est leur droit et peut être même que c'est dans le bien du football.» «Erreur, mille erreurs, on peut critiquer une instance née 24h, elle peut démontrer que son programme peut changer, refuser de communiquer est synonyme d'échec ou d'incapacité à modifier les stratégies, reprenait un autre sur le plateau qui ne manquera pas de glisser au passage que la FAF précédente était une institution qui se préoccupe de l'Equipe nationale mais pas assez du championnat national. C'est le même schéma qui semble se dessiner aujourd'hui». Ainsi, la saison qui s'achève traînera encore pour longtemps ses regrets, des regrets marqués par le niveau de l'arbitrage, le non-respect du professionnalisme par les joueurs et dirigeants, par l'inobservation des règles élémentaires des valeurs sportives, la violence qui persiste sur certains stades, des matchs qui seraient arrangés à l'image de celui transmis en direct à la télévision, mercredi en l'occurrence O Médéa - USM El Harrach. Ce n'est certes pas le premier match qui fut bien ficelé cette saison. Tout le monde avait remarqué cette valse flagrante. «Tout cela serait réalisé avec la complicité de la FAF, de la LFP et du MJS». Une «combine» payée cash par Relizane. A quel jeu joue la FAF ' Des regrets dans l'incompréhension ou l'incompétence à mettre sur rail le professionnalisme. «Comment faire la différence entre la FAF d'hier et celle d'aujourd'hui ' Pourquoi n'ose-t-on pas faire un état des lieux, et à partir de là on verra plus clair. On nous dit que des experts existent, alors pourquoi ne s'y mettent-ils pas au travail ' Si oui, qu'ils osent décortiquer ce mal qui ronge notre football, qu'ils nous expliquent pourquoi le professionnalisme est a la traîne, mais faudrait-il que ces experts soient issu de la famille du foot, c'est comme un chirurgien qui sait où se trouve le mal. Nous dirons alors qu'il faudrait que ce soit des personnalités du football, ceux qui sont capables de présenter une conclusion nette et sans bavure. Mais hélas ! Rien ne se fait aujourd'hui, un DTN nommé par le président de la FAF, ne communique pas, personne ne peut nous dire ce qui se fait et ce qu'il compte faire. C'est le silence radio». Dans ce sac de regrets, le président gagnerait à rectifier le tir, sinon comme le soulignait notre confrère Yazid O. d'El Watan «Les transgressions des règlements par des organes de la fédération sont légion. L'affaire de la commission de recours fédérale dans le dossier du WBA Tissemsilt en est la preuve édifiante. La carence n'est plus à souligner. Normalement, la récréation est terminée. Le président Zetchi joue son avenir à la tête de la fédération sur ce type d'affaires qui, malheureusement, sont légion. Une commission juridictionnelle qui ne maîtrise pas les textes et règlements n'a plus aucune raison de continuer d'exister.»
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)