
Bien que le secteur de la santé ait été renforcé, durant les dernières années par un bon nombre de spécialistes, l'hôpital de la ville de Tissemsilt accuse encore un déficit criant en matière de spécialistes, notamment dans les disciplines les plus sollicitées, à l'image de la gynécologie, la cardiologie, la dermatologie, parfois c'est l'absence de ces spécialistes au niveau de leurs services qui crée la polémique et même avec la présence de certains médecins spécialistes, la couverture demeure très aléatoire. Cela pousse les malades à abandonner la médecine gratuite et se diriger malgré eux vers le secteur privé, bien que les prix soient extrêmement élevés.Un nombre important de malades qui souffrent de pathologies plus ou moins graves préfère se rendre au niveau des autres wilayas telles que Tiaret, Blida et parfois même à Alger ou Oran pour être pris en charge particulièrement pour les malades cancéreux qui n'ont pas vu le médecin du service d'oncologie depuis des mois pour, parait-il, bénéficier de son congé de maternité alors que ces mêmes malades devront attendre jusqu'au mois de janvier de l'année prochaine pour pouvoir reprendre les visites de contrôles. Quant au service de gynécologie, le calvaire des patientes se montre de la même gravité, mardi dernier, un citoyen dont la fille a été admise pour un accouchement, nous a sollicités pour dénoncer un fait qui, selon lui, sort de l'ordinaire. Ce père dit ne plus accepter le fait qu'un service de maternité et de gynécologie dans un hôpital du chef-lieu de la wilaya ne soit plus renforcé par un médecin spécialiste et d'ajouter qu'il s'est entretenu avec le responsable qui lui avait affirmé l'absence d'un spécialiste évoquant le refus des gynécologues de travailler à Tissemsilt, une excuse qui malheureusement s'est prolongée dans le temps puisque ce service ne fonctionne qu'avec les sages-femmes et parfois on fait appel aux médecins de la chirurgie générale. Une défaillance aux conséquences graves du moment que ce service est devenu le point noir de cet hôpital pour ce qui est des parturientes, c'est devenu systématique, soit elles se rendent aux villes limitrophes en l'occurrence Teniet El Had ou Tiaret, soit mettre le paquet dans le secteur privé qui saute sur l'aubaine que leur offrent les défaillances du service public. En somme, si la direction de l'EPH s'est montrée toujours au-devant de la scène en se mettant à la disposition de citoyens et des patients, il reste quand même un grand travail à faire au niveau de ce service.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Ould El Hadri
Source : www.reflexiondz.net