
Grâce à ses 251 brigades ayant opéré 187.141 interventions, la direction régionale du Commerce de Saida, a enregistré 18.097 infractions, durant l'exercice 2015. Regroupant 6 wilayas dont Chlef, Relizane,Tissemsilt, Tiaret et Mascara, le nombre de fermetures s'élève à 1.854, suivies de 17.073 poursuites judiciaires . Il est fait état d'un défaut de facturation de l'ordre de 10.777. 366. 294,99 DA, chiffre exorbitant qui mesure l'ampleur d'infiltration des pratiques du circuit informel s'introduisant, frauduleusement, au détriment de la fiscalité « semi-réelle ». Le profit illicite d'un montant dérisoire de 3. 827.127,50 DA ne dénote que la partie émergée de l'iceberg qui glace le pouvoir d'achat du citoyen. Le même constant sous-évalué est affiché avec le montant de 8.627.446,04 DA, représentant les saisies occasionnelles de produits alimentaires (et non alimentaires). Et ce, en dépit des multiples efforts des brigades, exposées aux comportements néfastes des fraudeurs dont certains n'hésitent pas à vouloir tenter de soudoyer le contrôleur. Face à ce phénomène, des citoyens cherchent à créer des associations de défense du consommateur, organe civique tant recherché par les administrations du commerce. Parmi les 1.619 sanctions administratives exécutées par rapport aux 1.854 proposées aux fermetures ou suspensions temporaires, c'est Tiaret qui occupe le podium avec 450 décisions suivie de Chlef (350) et Mascara (338). S'ensuivent Relizane (238), Tissemsilt (184) et seulement 59 décisions pour Saida, dont le classement peut s'interpréter soit par sa faible envergure commerciale, soit à l'implantation de la direction régionale qui s'apprête à rejoindre son nouveau siège implanté sur les hauteurs de la cité «Dhar Echih». D'aucuns s'accordent à observer que le pic des contrôles renforcés se situe durant le Ramadhan, ce mois de piété où la culture dévolue à la profession fait encore, cruellement, défaut malgré nos m?urs ancestrales. Malgré sa position « géoéconomique » du Sud-Ouest, les détaillants subissent des approvisionnements irréguliers à cause du déficit criard en grossistes qui, faute d'investissement privé local, se rabattent vers de petites communes rurales du Nord, alors que le foncier attractif demeure encore, disponible à la périphérie du chef-lieu qui aspire à s'auto -satisfaire en produits d'alimentation générale, surtout.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T D
Source : www.lequotidien-oran.com