Tissemsilt - A la une

Comment stopper l'hécatombe '



«Halte, baraket !» C'est le slogan choisi pour cette autre et énième campagne de sensibilisation dans la wilaya de Tissemsilt sur les accidents de la route avec tout ce qui s'en suit comme familles endeuillées par les décès, les blessés et autres handicapés à vie ! Une autre campagne de sensibilisation qui vient donc, après les dizaines qui ont eu lieu par le passé, sans pour autant être assuré de l'efficacité attendue et espérée.
Le seul salut à même de «stopper» ou du moins «diminuer» des ravages meurtriers de ce phénomène du terrorisme de la route réside tout simplement dans l'application stricte de toutes les lois existantes pour sanctionner ces chauffards qui continuent de semer la mort et la désolation. La simple lecture combinée des bilans chiffrés relatifs aux neuf mois écoulés (janvier à septembre 2012), qui nous ont été présentés par l'officier chargé de la cellule de communication de la Protection civile de la wilaya de Tissemsilt lors d'un passage à la radio locale nous pousse à poser une question : jusqu'à quand ' Jugeons-en ! Plus de 288 accidents de la route durant ces neuf mois ont entraîné la mort de plus de 17 personnes et causé des blessures, à des degrés divers, à plus de 370 autres. Des statistiques qui prennent également en compte le bilan qui nous a été remis au niveau du commandement du groupement de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Tissemsilt et qui fait état d'une moyenne de 236 accidents de la route, 27 morts et 442 blessés en 2011. Des accidents de la route dont le premier responsable demeure toujours le facteur humain, c'est-à-dire tous ces chauffeurs inconscients qui se transforment en chauffards. Des accidents de la route dont les causes essentielles se résument à l'excès de vitesse, aux dépassements dangereux dans les virages et plus particulièrement aux man'uvres dangereuses. Ce qui veut dire tout simplement l'inapplication des règles de conduite les plus élémentaires du code de la route. Des statistiques qui, faudrait-il le rappeler encore une fois, ne prennent pas en compte tous les autres accidents de la route qui ont lieu et dans lesquels n'interviennent ni la Protection civile, ni la Sûreté de wilaya, ni la Gendarmerie nationale, dans ce sens que les victimes sont évacuées par des particuliers vers les différents hôpitaux de la wilaya. Ou encore toutes ces personnes blessées qui décèdent après leur admission à l'hôpital. Ceci pour dire tout simplement que le phénomène du terrorisme de la route a atteint aujourd'hui un tel seuil que plus personne ne doit se sentir non concerné. Une situation dramatique qui appelle désormais à la mobilisation générale, citoyens, institutions étatiques, corps de sécurité... Certes, des procès-verbaux d'amendes forfaitaires ont été dressés et des permis de conduire retirés auxquels s'ajoutent la mise en fourrière de véhicules, mais cela reste très insuffisant.
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