Tissemsilt - A la une

Après la baisse du prix de la pomme de terre, la tomate grimpe à 160 DA/kg



Après la baisse du prix de la pomme de terre, la tomate grimpe à 160 DA/kg
Encore une fois, la tomate fait parler d'elle à Tissemsilt. En l'absence d'un marché de gros dans la wilaya de Tissemsilt pour réguler les prix des fruits et légumes alors que la région est à vocation agricole où des centaines d'hectares sont irrigués, les prix demeurent trop élevés pour les petites bourses.
Un bon nombre de citoyens de la capitale de l'Ouarsenis se demande comment une ville qui est approvisionnée à partir de tout l'ouest du pays continue à enregistrer des prix au détail inabordables. Car mis à part la fève, la carotte et l'oignon qu'on cède respectivement à 80 DA le kg, 70DA/kg et 60DA/kg, les autres produits maraîchers stagnent à la hausse. Maintenant le consommateur à Tissemsilt doit-il continuer à être le dindon de la farce ' Et doit-on continuer de subir les conséquences de l'insouciance, la négligence et surtout l'incompétence ' Depuis, l'instauration de la loi du marché et de la liberté des prix, les hausses vertigineuses, les flambées des prix surtout en ce qui concerne les produits de première nécessité ne cessent d'affecter d'une manière alarmante le pouvoir d'achat du citoyen qui déjà se situé à un seuil critique. Les marchands illégaux exposent un tubercule non nettoyé à 75 DA le kilo et celui entretenu à 80 DA le kilo. Cependant, c'est la tomate qui se fait le plus désirer en atteignant un prix jamais imaginé. Les revendeurs la proposent à un prix supérieur à celui de la pomme de terre. Les ménages l'achètent en petites quantités de 500 grammes, du fait de son prix avoisine les 160 DA le kilo, représentant l'équivalent de deux kilos de pomme de terre. Par exemple, la tomate rabougrie et flétrie se négocie aux alentours de 140 DA. Pourtant, chaque mardi jour de marché, des dizaines de camions pleins à craquer de fruits et légumes viennent alimenter ce lieu de négoce, malgré cela, l'offre demeure insuffisante. La tomate risque d'être encore augmentée ' Il faudra que les responsables sévissent durement pour remédier à cette anarchie et dissuader ces spéculations qui ne reculent devant rien pour assouvir leur faim et se remplir les poches contre vents et marées. Comment expliquer que les prix disjonctent à ce point ' A quel mécanisme économique obéit cette hausse exponentielle des prix des aliments de base ' Les thèses mises en exergue jusque-là par le gouvernement pour expliquer la flambée des prix sont la spéculation, la pénurie ou l'argument en vogue consistant à prétexter la montée des prix des matières premières sur le marché international. Par conséquent, les prix augmentent. Dans ce cadre, l'un des citoyens rencontré au niveau du marché de Souk H'lima nous a indiqué que pour surmonter ce type de crise, «il est grand temps pour l'Algérie de songer à définir des stratégies à même de réguler le marché national et de mettre fin aux spéculations». Les pouvoirs publics font tout pour améliorer les conditions de vie en augmentant les salaires mais la vie devient de plus en plus difficile car les prix sont tout simplement exorbitants. Sur les lieux, nous avons interrogé certains commerçants sur la question. Haussant les épaules pour la plupart, ces derniers ont indiqué que l'augmentation des prix de certains produits sur les marchés de détail est due à la hausse des prix dans les marchés de gros, ajoutant que cette hausse est liée aussi à la loi de l'offre et de la demande. Des prix dominés par des spéculateurs «sans foi ni loi» qui n'attendent que ces aubaines pour faire des profits hors normes. Ces prix de plus en plus élevés risquent de faire encore mal, très mal aux pauvres gens, ceux aux bas salaires, retraités et autres qui ne savent plus à quel saint se vouer. Plusieurs citoyens rencontrés dans différents lieux regrettent les fortes hausses des prix des produits de base. «Ces commerçants veulent nous étouffer et opprimer nos enfants, l'Etat voulait la privatisation, et bien voilà les conséquences, personne ne peut tenir à leur exigence, on a jamais vu de telles augmentations, même durant les années 80/90 lors de la crise économique qui a touché l'Algérie», ajoutent-ils. D'autres dénoncent les syndicalistes agricoles et d'autres partenaires, qui ne font rien pour améliorer la situation jugée critique.


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