
L'Etat œoeuvre à promouvoir la parité entre les hommes et les femmes sur le marché de l'emploi et encourage la promotion de la femme aux responsabilités dans les institutions et administrations publiques ainsi qu'au niveau des entreprises. Acet égard, le nombre de femmes entrepreneurs a augmenté de près de 23% sur les quatre dernières années, une évolution timide mais qui révèle que la gent féminine du pays est de plus en plus attirée par l'entreprenariat. Jusqu'à fin février 2017, l'Algérie comptait 143.010 femmes d'affaires contre 116.474 à fin 2012, selon les données du Centre national du registre du commerce (CNRC). Cette population englobe les femmes commerçantes inscrites en tant que gérantes d'entreprise (personnes morales) qui repré- sentent 6% du nombre total des gérants d'entreprises (hommes et femmes), ainsi que les femmes commerçantes-personnes physiques dont le nombre correspond à 8% du total des opérateurs économiques- personnes physiques. En cinq ans, le nombre de femmes gérantes d'entreprise a augment é en passant de 6.703 à fin 2012 à 10.444 à fin février 2017, en hausse de près de 56%. Quant aux femmes commerçantes- personnes physiques, elles étaient à 132.566 à fin février dernier contre 116.474 en 2012, en augmentation de près de 14%. Mais sur l'ensemble des opérateurs économiques que compte le pays qui sont au nombre de 1,9 million, les femmes commer- çantes n'en représentent que 7,5%. Par secteur d'activité, les femmes commerçantes-personnes physiques exercent notamment dans la distribution en détail (49% de la totalité des commerçantes inscrites en tant que personnes physiques), les services (37,9%), la production de biens (9,4%), la distribution en gros (3,4%), la production artisanale (0,26%) et l'exportation (0,01%). Quant aux femmes commerçantes- personnes morales, elles exercent surtout dans les services (39,4% du total des sociétés dirigées par les femmes), la production de biens (25,3%), l'importation pour la revente en l'état (16,8%), la distribution en gros (10,2%), la distribution en détail (6,6%), la production artisanale (1,1%) et l'exportation (0,6%). Par tranches d'âge, il est constaté que les femmes commerçantes (personnes physiques) âgées entre 39 et 48 ans sont les plus nombreuses (26,21%) suivies de celles âgées entre 49 et 58 ans (23,7%). S'agissant de la répartition par wilaya, les femmes commerçantes sont présentes dans toutes les wilayas mais avec une prépondé- rance à Alger qui vient en tête avec un nombre de 15.488 femmes (10,83% du total national des femmes d'affaires), suivie d'Oran avec 9.363 (6,45%), de Tlemcen avec 5.547 (3,9%), de Sidi Bel-Abbès avec 5.317 (3,7%) et de Constantine avec 5.222 (3,6%). Les wilayas les moins nanties en femmes d'affaires sont Illizi (365 femmes), Tindouf (662) et Tissemsilt (1.171). En moyenne nationale, il existe près de 2.980 femmes commerçantes par wilaya. Par rapport à la population totale nationale (41,2 millions d'habitants), il y a une (1) femme commer çante inscrite au registre du commerce pour 288 habitants.LES DROITS DE LA FEMME TRAVAILLEUSE RENFORCES DANS LE NOUVEAU CODE DU TRAVAILLes droits de la femme travailleuse ont été renforcés dans le projet de loi portant Code du travail soumis, récemment par le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, aux diff érentes organisations syndicales concernées pour enrichissement dans le cadre du renforcement du dialogue social. Ainsi dans son article 31, le nouveau texte stipule que la discrimination dans l'emploi et les professions est incompatible avec les dispositions de la pré- sente loi. Selon le même article, toute disposition prévue au titre d'une convention ou accords collectifs ou d'un contrat de travail de nature à établir une discrimination quelconque, de nature directe ou indirecte entre travailleurs, en matière d'emploi, de rémunération, de conditions de travail fondées sur l'âge, le sexe, la nationalité, l'ascendance nationale, ou l'origine sociale, la situation matrimoniale, les liens familiaux, les convictions politiques et religieuses, l'affiliation ou non à une organisation syndicale est nulle et de nul effet. Il est entendu par discrimination toute distinction, exclusion ou préférence qui a pour effet, de détruire ou d'altérer l'égalité de chance ou de traitement en matière d'emploi ou de profession, précise encore l'article 31. L'article 245 stipule que tout contrevenant aux dispositions de l'article 31 relatif à la discrimination entre travailleurs est puni d'une amende de 100.000 à 200.000 DA. En cas de récidive l'amende est portée au double. Dans le chapitre III du projet de loi relatif aux conditions du travail, une section a été réservée au harcèlement sexuel sur les lieux du travail. Ainsi, l'article 56 du nouveau texte explique que le harcèlement sexuel est le fait d'exercer sur une personne à l'occasion du travail ou sur le lieu de travail, des pressions, violences verbales ou physiques ou morales en vue de l'obtention d'une faveur sexuelle personnelle ou au profit d'un tiers ainsi que tout comportement physique, verbal ou non verbal à connotation sexuelle subi par une personne ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité de cette personne en particulier de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. Dans le même contexte, l'article 57 stipule qu'aucun travailleur des deux sexes ne peut faire l'objet de la part de son employeur, d'une quelconque mesure discriminatoire de quelque nature que ce soit, d'un licenciement, d'une mutation ou d'une sanction disciplinaire, pour avoir refusé de céder aux agissements de harcè- lement sexuel. Dans son article 96, le nouveau Code du travail souligne que le licenciement à caractère disciplinaire intervient dans les cas de fautes graves commises par le travailleur entre autres l'incitation à la débauche et le harcèlement sexuel. Concernant la santé maternelle, le projet de loi stipule, dans son article 86, que durant les périodes pré et postnatales, les femmes travailleuses bénéficient du congé de maternité conformé- ment à la législation en vigueur. Elles peuvent bénéficier également de facilités liées à la période d'allaitement dans les conditions fixées par le règlement intérieur de l'organisme employeur. Le nouveau Code du travail compte 669 articles dont 40% sont nouveaux pour adapter cet important texte aux développements socio-économiques survenus dans le pays ces dernières années. Selon les dernières données de l'Office national des statistiques (ONS), près de deux millions (1.912.000) de femmes travaillent et sont donc concernées par les nouvelles dispositions du nouveau Code du travail.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hamza B
Source : www.lemaghrebdz.com