
Les services de la police judiciaires de la sûreté de wilaya de Tissemsilt ont enregistré, durant les dix mois écoulés de cette année 2014, 86 femmes victimes de violence. Ces statistiques ont été divulguées en marge de la célébration de la journée internationale contre la violence faite aux femmes, coïncidant avec le 25 novembre.Des violences sous toutes ses formes qui révélent un malaise social inquiétant. Selon la même source, ce chiffre est en baisse par rapport à celui de toute l'année précédente au cours de laquelle il a été signalé 111 cas. Cette baisse est due aux actions de sensibilisation menées par les cadres de la police et du niveau de conscience de la société civile, comme l'a indiqué le chargé de la cellule de communication et des relations publiques à la sûreté de wilaya. Parmi ces cas de violence, l'on enregistre 36 cas de non-respect de femmes de la part de leurs époux et proches. La même source a affirmé, à ce sujet, qu'il existe des cas de femmes qui préférent subir la douleur en silence que de dénoncer leurs agresseurs, de peur d'être rejetées par leur famille et par la société, en dépit de leur statut de victime. Mais dans la plupart des cas, la femme battue, muselée à jamais, désespérée, n'ose pas briser le silence, elle engage rarement des poursuites ou même une fois engagées, elle ne va jamais jusqu'au bout et elle retire sa plainte. Il faut dire que le poids «des qu'en dira-t-on» est encore trop lourd dans notre société. La femme, cette éternelle soumise, accepte, la mort dans l'âme, tout ce qui peut venir de l'homme, y compris les blessures, les coups et les injures. » Dans sont esprit, il est totalement inadmissible est honteux de porter plainte contre son mari, le pére des ses enfants, tel que nous le reléve ce témoignage poignant de Dalila, même si ce mari n'hésite pourtant pas à l'avilir et marquer son corps et son âme par des « bleus»' indélébiles. Le phénoméne de la violence à l'égard des femmes a franchi la ligne rouge. Les coups qu'elles reçoivent ne sont plus seulement destinés à les humilier ou à les pousser à se soumettre, mais leur laissent souvent des séquelles à vie, quand ils ne les tuent pas tout simplement. Ce même rapport fait état qu'il n'y a pas de catégorie de femmes concernées par la violence qui touche tout le sexe faible, les femmes au foyer, les fonctionnaires, les éléves, les étudiantes, les femmes intellectuelles et les célibataires.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdenour
Source : www.lnr-dz.com