Devoir n La violence contre les enfants s'étend à l'école (l'institution censée protéger l'enfant), à la famille et à la rue.
Dans ce cadre, une rencontre avec projection de séquences courtes, a été animée hier par la section algérienne d'Amnesty International, bureau de Tipaza, au niveau de la bibliothèque de cette ville. «Il faut intégrer l'éducation des droits humains à l'école pour que l'enfant connaisse ses droits et ses devoirs en application de la résolution de l'ONU», a appelé le président d'Amnesty International Algérie, Ali Yemloul, qualifiant d'insuffisants, les cours actuels d'éducation civique au niveau de l'école.
Le représentant de cette ONG qui défend les droits humains, a rappelé que son organisation milite pour le durcissement des peines, à l'encontre des personnes impliquées dans la violence contre les enfants.
Outre les conditions économiques et sociales des enfants, ainsi que la démission parentale, la spécialiste en psychologie scolaire, Mme Djaballah, a invité l'assistance à s'interroger sur les vraies causes qui créent des enfants violents. Elle incrimine l'entourage et également les médias, qui, selon elle, ne jouent pas le rôle d'éducation, en l'occurrence la presse écrite, qui rapporte souvent, d'après elle, de mauvaises nouvelles de violences en une de leurs journaux. Le représentant du bureau de Tipaza a déclaré : «Je me demande pourquoi les parents ne se posent pas la question de savoir avec qui leurs enfants passent leurs journées.»
Le coordonnateur du groupe de Tipaza, Mokrane Mahdid, considère, quant à lui, que «le fait que l'enfant soit opprimé, est une forme de violence». Il s'est interrogé sur cette violence au sein de la famille à l'encontre des enfants, surtout ceux ayant atteint l'âge de la puberté. Une population vulnérable et très sensible qui devrait être mieux comprise et écoutée. «On note donc l'absence de l'art et de la technique dans la manière d'éduquer», a-t-il souligné, rappelant à Benbouzid la nécessité de concrétiser ses promesses pour l'enseignement des droits de l'enfant. Mahdid a, en outre parlé des relations avec les enfants qui ne devraient pas être adoptés pour être maltraités, opprimés ou offensés par certaines familles adoptives. «Même le fait de révéler à l'enfant qu'il a été adopté devrait se faire sans violence», a-t-il encore repris, s'étalant par la suite sur la relation marâtre -enfants du mari et le danger de la rue, devenue, de nos jours, un environnement non sécurisé ouvert à la délinquance et à la violence ou aux crimes.
Souad Labri
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com