Tipaza - A la une

Tipaza / Logements Finies les cités-dortoirs



Tipaza / Logements Finies les cités-dortoirs
Première - Six promoteurs privés de renom, se sont vu remettre cette semaine par le wali, leurs permis de construire, une fois aménagés les sites pour la réalisation d'un nombre important d'unités de logements promotionnels de qualité, à l'échelle de la wilaya de Tipaza.
Ces promoteurs pourront ainsi soutenir le parc de logements de Tipaza et soulager la charge des projets étatiques. Ce qui fait la spécificité de cette action, c'est cette initiative commune pour lancer leurs projets et investir dans la wilaya de Tipaza, sur des terrains qu'ils ont achetés et avec leurs propres financements.
Le wali de Tipaza, Mustapha ElIyadhi, nous a dit, en marge de la cérémonie de remise des permis, être satisfait de cette décision pour la réalisation de grands projets d'envergure, et ce, après plus de 6 mois de travail entre ces promoteurs et les bureaux d'études. «Chaque service concerné et lié au logement, a donné son avis avant le lancement des projets, afin d'éviter d'éventuels problèmes dans le futur. Et chacun a son permis de construire et son assurance par rapport à la banque.» Le premier responsable de la wilaya a également souligné que désormais, le système de cités-dortoirs sera éradiqué et banni. «Nous aurons des logements répondant aux normes, avec toutes les commodités, loisirs, garages souterrains, parkings et espaces verts. Les citoyens doivent acheter un produit et un capital, et non des dortoirs», a-t-il repris, nous rappelant que l'Etat construit des logements pour les bourses moyennes. «Les revenus dépassant plus de 10 à 20 millions auront des logements promotionnels aidés», a-t-il enchaîné, avant de nous informer que l'opération de recasement dans le cadre de la Résorption de l'habitat précaire (Rhp), se poursuit, et ce, avec le relogement, à partir de la semaine prochaine, des citoyens vivant dans des HLM. «Aucun logement ne sera livré s'il n'est pas achevé à 100 % dont le gaz et l'eau.» Pour sa part, la directrice de l'urbanisme et de la construction, Mme Rachedi, se dit très soulagée de cette première. «Habituellement, nous parlons de projets de l'Etat, mais, aujourd'hui, nous parlons de promoteurs privés qui se sont massivement impliqués pour la réalisation de grands projets à Koléa, Chaïg, Fouka et Bou Ismaïl». C'est le fruit, selon elle, de plusieurs rencontres, la levée de réserves, les accords préalables, les autorisations de viabilisation, l'aménagement. «Nous avons fait des plans d'aménagement globaux qui regroupent, dans le cadre de l'occupation du site, des promoteurs de groupes de 3 à 4, à l'exemple du pôle de Koléa, créé avec 3 promoteurs dans le site et qui se sont regroupés pour l'assainissement, l'AEP et les voies communes», nous a expliqué la même responsable avant d'ajouter : «Nous avons travaillé sur le logement intégré, avec toutes les commodités (services et équipements). Ce sont des pôles modernes qui seront créés, avec tous les équipements d'accompagnement. Nous avons pu gagner ces parcs, sur les propriétés des privés dont certains ont offert des terrains pour la réalisation d'un établissement scolaire (CEM), d'une mosquée et un autre se chargera des équipements. Ce sont leurs terrains. Ils les réaliseront au profit de l'Etat. Ils seront réalisés dans les délais, avec des entreprises étrangères.»
Manque de main-d''uvre, encore et toujours
Un promoteur, bénéficiaire d'un permis de construire à Koléa, route de Berbessa, a relevé la grande contrainte que vit tout promoteur immobilier. «Nous avons un grand problème de main-d''uvre qualifiée et non qualifiée. Les jeunes d'aujourd'hui veulent le social et le gain facile. Pourtant, nous assurons à nos ouvriers et à notre personnel, des garanties dont la couverture sociale, la formation avec un présalaire, une paie décente, l'hébergement et même les loisirs dont le sport. Que veulent-ils de plus ' A ceux qui veulent travailler, nos portes sont ouvertes quel que soit leur niveau d'instruction, même un diplômé universitaire. Nous avons besoin de toutes les catégories.» Ce promoteur a appelé à la revue à la baisse du taux de la couverture sociale pour le personnel (13 % pour la Cacobath et 32 % pour la couverture sociale), l'un des facteurs qui, selon lui, fait que les promoteurs n'assument pas leurs obligations légales envers leur personnel et fait fuir les ouvriers.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)