Des travailleurs revendiquent leurs salaires
Les travailleurs de la Biscuiterie de Oued Bellah (Cherchell) n?ont pas perçu leurs salaires depuis bientôt trois mois. Dans une lettre adressée au président-directeur général du groupe Eriad d?Alger, ils demandent à leurs responsables de régulariser leur situation sociale. Cette usine, qui emploie plus de 200 personnes, est dépourvue d?une section syndicale. Les travailleurs ne bénéficient plus de remboursement des frais médicaux. Certains employés, recrutés depuis deux ans, n?ont pas été confirmés à leur poste. L?ambiance à l?usine est très tendue. La situation des pères de famille ne cesse de se dégrader. « Ne soyez pas surpris, nous confie un ouvrier, si vous me trouvez en train de mendier. » D?autres ouvriers n?arrivent plus à supporter le poids des dettes, eux qui ont des personnes nombreuses à charge. La privatisation de la biscuiterie fait déjà couler beaucoup d?encre et alimente les discussions. Les travailleurs ne sont pas informés des démarches. Ils revendiquent en premier lieu la régularisation de leur situation au sein de cette usine, opérationnelle depuis 1983. Contacté, le responsable de l?UGTA de la wilaya de Tipaza a reconnu que cette usine n?a pas de section syndicale. Il nous informe qu?un ordre a été donné au responsable de l?UT/UGTA d?organiser l?élection de la section syndicale au plus tard le 27 octobre 2004 afin de permettre aux travailleurs de défendre leurs droits. Notre tentative de rencontrer le responsable de l?usine s?est avérée vaine. L?agent de sécurité nous informe que le journaliste doit s?adresser au groupe Eriad à Alger. Malgré notre insistance pour obtenir le numéro de téléphone de la tutelle, le responsable de l?usine a refusé catégoriquement de nous le communiquer. Quant à l?inspecteur du travail de la wilaya de Tipaza, qui nous a accueillis dans son bureau, et après l?avoir interrogé sur la situation des travailleurs qui n?ont pas perçu leurs salaires, il a préféré garder le silence. « Je ne peux vous répondre, dit-il. Allez- prendre attache avec la cellule communication du ministère du Travail et de la Sécurité sociale. » Les anciens de la biscuiterie ne savent plus où donner de la tête.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M?hamed Houaoura
Source : www.elwatan.com