Alors que l'arrivée de la Seeal pour la prise en charge de la gestion de l'alimentation en eau potable (AEP) dans les 28 communes de la wilaya de Tipasa se profile à l'horizon, «c'est une question d'heure», nous dit-on, l'ADE enregistre des perturbations au niveau de ses centres.
Le changement du premier responsable du syndicat de l'ADE, démocratiquement élu, en 2010, est à l'origine du mécontentement de quelques travailleurs, selon un syndicaliste qui nous exhibait les documents. Une crise entre les travailleurs et leurs représentants s'est installée au sein de l'ADE de Tipasa, opérateur public qui enregistre un déficit effarant en matière d'encadrement compétent, faut-il préciser. La direction de l'ADE, qui avait fonctionné avec un directeur intérimaire depuis plus d'une année, paraissait fébrile. La justice a été saisie pour trouver une issue règlementaire, afin que nul ne soit otage du dépassement d'un camp ou de l'autre. Pour la petite histoire, l'ex-directeur intérimaire de l'ADE avait été enfermé dans son bureau par quelques «insurgés». L'ambiance de travail est devenue exécrable. Pendant ce temps, les citoyens des quartiers et des localités se plaignent de la rareté, sinon de l'absence d'eau potable, notamment dans les daïras Ahmeur El Aïn, Fouka, Sidi Amar, Damous et Beni Mileuk.
Le département ministériel a enfin daigné réagir, en dépêchant son inspecteur général à l'ADE de Tipasa, pour calmer les esprits des travailleurs. Un directeur de l'ADE vient d'être installé. Il s'est attelé à réhabiliter le climat de travail, tout en recensant d'une manière exhaustive les difficultés en AEP rencontrées par les citoyens, avant d'engager son plan d'action.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M'hamed Houaoura
Source : www.elwatan.com