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Pêche : une école qui n'attire plus les jeunesTipaza : les autres articles



Pêche : une école qui n'attire plus les jeunesTipaza : les autres articles
Opérationnelle depuis 1985, l'Ecole de formation technique de la pêche et de l'aquaculture (EFTPA) de Cherchell (Tipasa) n'attire plus les jeunes, malheureusement.Cet établissement de formation, qui relève du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, avait pourtant formé plus de 5000 jeunes dans les métiers de la pêche. L'année pédagogique 2014 qui vient de débuter confirme la tendance à la baisse, en dépit des actions menées à l'extérieur par les responsables qui consistent à aller à la rencontre des jeunes (filles et garçons) au niveau des différents espaces, pour informer et vulgariser les objectifs de l'EFTPA.
Certains jeunes issus de plusieurs wilayas du pays viennent de s'inscrire. Leur nombre est insignifiant par rapport aux capacités d'accueil et d'hébergement de l'EFTPA. En octobre dernier, on avait recensé seulement 70 stagiaires sur une capacité d'accueil en places pédagogiques de 250 places. L'hébergement des stagiaires n'a pas encore atteint ses limites. L'EFTPA accueille les jeunes du niveau 4e jusqu'à celui de la 3e AS. Les spécialités dépendent du niveau scolaire. Les ateliers de formation sont multiples, d'autant plus que les salles sont équipées.
D'ailleurs, le département ministériel de Ferroukhi vient de faire bénéficier l'EFTPA de nouveaux équipements, dotés d'une technologie moderne, afin de mettre à niveau les stagiaires aux nouvelles techniques utilisées pour la pêche et l'aquaculture. L'EFTPA s'attelle à offrir gratuitement des formations à la carte, selon les demandes des investisseurs dans les secteurs de la pêche et de l'aquaculture.
La chambre de la pêche et de l'aquaculture de la wilaya de Tipasa a été impliquée dans cette opération. Mais pourquoi alors ce désintérêt des jeunes envers la formation ' «La pêche ne peut pas échapper aux problèmes que rencontrent d'autres secteurs d'activité, nous répond un ingénieur, ancien enseignant à l'EFTPA, nos jeunes sont devenus impatients, ils veulent faire une formation de très courte durée pour obtenir un diplôme et faire par la suite les démarches auprès de l'Ansej. Ils fuient les métiers pénibles comme celui de marin-pêcheur ou mécanicien de navire de pêche ; allez voir ce qui se passe dans le secteur de l'agriculture. Hélas, il y a une nouvelle mentalité, car le niveau social de l'Algérien a évolué. Il faut trouver une solution pour perpétuer les métiers de la pêche et développer l'aquaculture. Vous voyez que notre ministère vient de nous doter des matériels et équipements de haute technologie, nous souhaitons que les jeunes qui aiment la mer et l'aquaculture viennent se former chez nous, vu que le secteur de la pêche constitue l'une des principales vocations de notre wilaya», conclut-il.
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