
Le Parti socialiste des travailleurs (PST) a décidé de participer « symboliquement » aux élections législatives du 10 mai prochain. C'est ce qu'a annoncé, hier, son SG, Mahmoud Rachedi. S'exprimant lors d'une conférence de presse tenue à Alger, le nouveau SG du PST a estimé, néanmoins, que les conditions dans lesquelles se tiendront ces joutes sont « on ne peut plus déloyales ». « Comment peut-on espérer à une compétition loyale lorsque les médias sont fermés, les espaces publics interdits... ' » C'est pourquoi le PST, selon son SG, ne se fait pas trop d'illusions sur ce rendez-vous électoral. Mahmoud Rachedi est catégorique. « L'ouverture annoncée ne présente aucune garantie démocratique », a-t-il argué, non sans indiquer que « ni la commission des magistrats, ni encore les commissions de surveillance ne peuvent garantir la crédibilité du scrutin ». Le PST croit dur comme fer que « c'est l'administration qui tranchera ». Pourquoi, alors, le PST a décidé d'y prendre part ' Pour Mahmoud Rachedi, il n'y a « aucune ambiguïté », encore moins une « contradiction » dans la position du PST. Il explique que « cette élection offre, avant toute considération, l'occasion d'une tribune pour son parti pour faire connaître ses propositions ». Celles-ci s'articulent sur trois axes fondamentaux. Primo : le volet économique, avec la nécessité, entre autres, d'indexer le pouvoir d'achat sur le niveau de vie, l'instauration d'une indemnité de chômage à raison de 50% du SNMG pour tout demandeur d'emploi, la levée du secret bancaire, la nationalisation des secteurs vitaux de l'économie nationale. Deuzio : le volet politique, avec la consécration des libertés d'expression, d'organisation et de manifestation, l'abrogation du code de la famille, ainsi que la séparation du politique et du religieux. Tertio : le PST propose, sur le plan économique, la préservation des acquis sociaux. Le conférencier n' pas mâché, par ailleurs, ses mots à l'encontre de certains acteurs politiques. Première cible : l'Alliance de l'Algérie verte. Pour lui, celle-ci ne peut en aucun cas constituer une alternative, au motif que les partis qui la composent ont déjà participé à la gestion des affaires de l'Etat. Ces derniers « ne peuvent dire qu'il ne sont pas responsables de la situation que vit aujourd'hui le pays », a martelé le SG du PST. Deuxième cible : les salafistes. Mahmoud Rachidi a soutenu que ceux-ci sont à jamais discrédités. Il est à souligner que le PST sera candidat dans six wilayas (Tipaza, Bejaia, Laghouat, El Oued, Batna, Tlemcen). Pour justifier ce choix, l'état-major du parti avance des « problèmes techniques » survenus au niveau de certaines wilayas. Le conférencier a souligné, dans son argumentaire, que « le PST est avant tout un parti du combat et non une machine électorale comme certaines formations, à l'image du Parti des travailleurs », sa troisième cible.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amokrane H
Source : www.horizons-dz.com