img src="http://www.lexpressiondz.com/img/article_medium/photos/P130603-09.jpg" alt=""On n'a pas le droit de rester en retrait"" /
L'Ecole régionale des beaux-arts de Tipasa a abrité durant trois jours un événement très intéressant, à saluer, destiné à la formation à l' art vidéo.
Tout ne se passe pas qu'à Alger! Que nenni. L'Ecole régionale des beaux-arts de Tipaza en est un parfait exemple et pour cause, du 28 mai au 1er juin, elle a abrité un super évènement artistique initié par quelques artistes plasticiens férus d'art contemporain et de recherche. Parmi eux le célèbre artiste plasticien Karim Sergoua qui n'est plus à présenter. «Rencontre» est le nom de cette action qu'a lancé l'Ecole Régionale des beaux-arts de Tipasa la semaine dernière.
Elle a consisté en une projection de courts métrages, de vidéos de plus de deux cents réalisateurs issus du monde entier, en plus d'un atelier de création Vidéo-Art où les étudiants ont été amenés à réaliser une vidéo durant un workshop animé par les enseignants de L' E.r.b.a - Tipasa. Mais laissons Karim Sergoua nous parler bien mieux de la genèse de cette opération. «L'école régionale de Tipaza est nouvelle, elle a comme option ou programme pédagogique le fait d'être portée sur la modernité. On a des anciens profs mais aussi de la nouvelle génération telle que Walid Aïdoud, Abderahmane Watou, Djamel Agagnia et moi-même.
On s'est donné comme objectif de favoriser tout ce qui est recherche en art contemporain dans cette école. Même si dans le programme pédagogique cela n'existe pas encore», nous a confié le fameux rouquin d'Algérie, dans l'enceinte de l'école, samedi dernier sous un beau soleil de début de mois de juin. Et d'expliquer avec acuité « On a eu à initier l'an dernier un atelier d'arts plastiques. Cela fait deux mois, Walid Aïdoud a initié un atelier de sérigraphie, ça a très bien donné. C'est vraiment magnifique. Puis, là, pour la fin de l'année, on a décidé d' initier deux actions. La semaine dernière nous avons travaillé sur la base de déchets urbains.On a fait des stèles avec des étudiants qu'on a présentés au ministre de l'Environnement et au wali de Tipaza qui ont apprécié le travail des étudiants et tout de suite, après, on a pris l'initiative de montrer cette rencontre vidéo et film d'animation.
On s'est dit on va inviter nos amis vidéastes d'ici et de l'étranger pour surtout montrer ce qu'on peut faire avec des techniques aussi basiques, aussi simples qu'un appareil photo, un téléphone ou une caméra de première main. Il fallait choisir un thème et à Tipaza, on n'allait pas tourner le dos à la main, ce n'était pas possible, donc le port s'est imposé de lui-même. On a juste parlé de «rencontre» avec libre choix, sans conditions ou contraintes, seul le travail devait répondre à la rencontre entre le jeune étudiant et le port. Ceci est la première partie de l'action, le workshop d'un côté était géré par Abderahmane Watou et Walid Aïdoud, et d'un autre côté on a lancé la projection d'un nombre impressionnant de vidéos». Enthousiaste du fait du nombre impressionnant de vidéos réceptionnées, Karim Sergoua précise en outre qu'un tri a dû se faire sur les 278 vidéos reçues du monde entier, preuve s'il en est qu'on a fait confiance à sa démarche sincère et sérieuse. Sur cet ensemble de vidéos issues notamment de l'Algérie mais aussi des écoles de Aix -en -Provence, de Berlin, de Chine, du Maroc, de Grèce, d'Espagne, du Burkina Faso, et même du Sahara occidental, une sélection rigoureuse a été faite. «On a enlevé quelques vidéos un peu hard, que nos étudiants ne sont pas encore prêts à regarder...» témoigne notre interlocuteur. En tous cas, les quelques vidéos qu'on a pu visionner et apprécier en effet, samedi dernier, à leur juste valeur, traduisent tout le génie créateur de certains vidéastes algériens qui méritent amplement de se faire connaître davantage et de percer dans ce métier, tant leur travail, se distingue par leur singularité créative qui n'a rien à envier à ce qui se fait à l'étranger. Côté workhsop, l'après-midi du samedi a fait l'objet de présentation du travail artistique des étudiants. Sur six, quatre ont pu être montrés. «On en a montré quatre. Ces derniers ont été montés, finalisés juste en l'espace de 24h et ce, dans un labo trop petit sans Internet, mais on a pu le faire..». Evoquant sa perception pointue sur l'art moderne, Karim Sergoua a insisté sur le rôle de «la vidéo d'art comme outil technique, sans être pour autant une spécialité en soi mais pouvant aider les plasticiens à peaufiner leurs études notamment en peinture.
«Les plasticiens peuvent l'utiliser pour la soutenance. Ces derniers ont remis en cause tout un travail d'une année en peinture, ils veulent maintenant rajouter une ou deux vidéos. L'école veut en effet s'inscrire dans cette optique dictée par les lois technologiques, afin d'être en adéquation de ce qui se fait au monde. Il faut développer ça, il ne faut pas rester en retrait. Il faut que ce médium soit utilisé pour toute expression. Et la technologie offre des perspectives incroyables pour la diffusion aussi. On n'a pas le droit de rester en retrait...» a t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O HIND
Source : www.lexpressiondz.com