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Les entrepreneurs d'Alger et de Tipaza en colère Ils investissent le siège de l'OPGI



Les entrepreneurs d'Alger et de Tipaza en colère
                                    Ils investissent le siège de l'OPGI
Revendication - Ils étaient plus d'une cinquantaine d'entrepreneurs à se regrouper ce matin à l'intérieur du siège de l'OPGI de Tipaza pour revendiquer la régularisation de leurs situations.
Bien avant l'ouverture des bureaux, plus d'une cinquantaine d'entrepreneurs du secteur du bâtiment venus d'Alger, de Koléa, de Hadjout, de Cherchell, de Ténès et d'ailleurs se sont regroupés ce matin devant le siège de l'OPGI de Tipaza pour investir par la suite la salle de réception. La colère est visible sur le visage de chacun d'entre eux. «Jusqu'au jour d'aujourd'hui, nous avons utilisé la voie de la sagesse. Mais il semble qu'avec la maffia de cette administration, nous devons agir autrement», crie un entrepreneur d'Alger à la face d'un employé de cet office. «Vous êtes des voleurs et des ingrats. Lorsque vous avez cherché après nous pour sauver la face auprès de votre tutelle et des responsables centraux, nous avons répondu présents. Maintenant vous faites la sourde oreille à nos légitimes revendications. Vous avez utilisé notre argent pour tromper les responsables à tous les niveaux, maintenant ça ne marche plus. La récréation est terminée, vous devez rendre des comptes devant les lois de la République», lance un autre. Le climat devient électrique. Le personnel chargé de la sécurité semble dépassé par la tournure des événements. Ils essaient tant bien que mal de faire régner l'ordre à l'intérieur de cette administration, sans résultat aucun. Au contraire, ils transforment les lieux en un véritable souk. Chacun disait n'importe quoi, ce qui a fait monter la colère des protestataires d'un cran. «Occupez-vous de votre travail.
Notre problème n'est pas le vôtre et ne vous concerne pas. Nous voulons obtenir des garanties au sujet de notre argent. Et c'est votre directeur général qui peut prendre une telle décision. L'Etat de droit n'emploie pas en principe des voleurs, malheureusement nous constatons à nos dépens tout le contraire. D'autres, dont les entreprises ont baissé rideau, sont les plus virulents. Ils menacent de recourir à la force pour se faire entendre. «S'il faut des émeutes pour récupérer notre argent, nous sommes partants pour une telle confrontation. Vous nous avez longtemps bernés. Maintenant que nous n'avons plus rien à cause de gestionnaires irresponsables, pourquoi ne pas mettre le feu. Nous serons quitte avec ceux qui dilapident les deniers des entreprises et des citoyens», disent-ils.
Des noms de chefs de projets sont cités. Ils sont traités de tous les noms d'oiseaux. L'ex-DMO reçoit les dividendes d'un mécontentement. Il est cité comme étant la cause de tous leurs déboires. Les protestataires, qui se sont retirés un instant pour tirer les conclusions de cette matinée houleuse, sont revenus avec une ferme décision. «Nous avons désigné quatre personnes pour négocier avec le directeur général et personne d'autre à sa place, un règlement du contentieux qui oppose nos entreprises aux gestionnaires de cet office, dont le premier responsable refuse d'assumer le passif de son prédécesseur. Nous avons un contentieux avec la personne morale qu'est l'OPGI et non la personne physique», nous dit un membre de cette délégation. «Dans le cas d'un désaccord, nous allons marcher dans les rues de Tipaza pour rejoindre le siège de la wilaya», nous dit un autre. C'est l'ensemble des entrepreneurs qui remettent aux membres de cette délégation leurs pièces d'identité et les documents relatifs aux créances qu'ils revendiquent.
Dernière minute
L'un des membres de la délégation, à son retour du conclave avec le directeur général, nous apprend que «le directeur général a manifesté sa volonté d'assainir la situation des entrepreneurs. Il a sollicité un temps pour étudier tous les cas». Afin de connaître son avis et celui de ses pairs au sujet de l'engagement pris par le premier responsable de l'Office, ce dernier dit que «l'ensemble des entrepreneurs sont satisfaits. Pour la première fois en deux années, nous avons eu un répondant positif qui risque de mettre fin au contentieux qui étouffe nos entreprises».
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