
La ville d'Azzefoun ne paraît pas pouvoir faire face, en cette période de vacances, à l'afflux des estivants qui se déversent sur la localité distante d'une quarantaine de kilomètres de Tizi- Ouzou. Au fil des années, l'antique Ruzasus est passée d'un bourg amorphe sans infrastructures, à une destination qui commence à faire de l'ombre à Tigzirt, mieux dotée en hôtels. La rue qui court parallèlement à la mer et que surplombe le vieux village, d'un coté et de l'autre, connaît une grande animation commerciale. Les devantures des nombreux magasins sont achalandées d'articles dont raffolent les estivants et les épiciers et restaurateurs profitent de cette manne estivale. Dans les hôtels comme le Marin qui ont été érigés au cours de ces quinze dernières années, il faut une sacrée veine pour pouvoir trouver une chambre. « Les gens ont réservé aux mois de mai et juin », nous explique un réceptionniste. L'automobiliste doit aussi patienter, surtout les week-ends, à l'entrée de la ville, pour pouvoir y accéder, tourner à gauche vers la plage du Caroubier ou continuer plus loin vers celles de Sidi Khelifa et de Petit Paradis. Celles-ci sont saturées et d'aucuns n'hésitent à rouler plus loin, pour pouvoir enfin se prélasser dans le sable des criques de la côte ouest de Bejaïa, comme Tighremt. Le soir au retour, la plus grande appréhension est de se retrouver à nouveau dans l'interminable flot de voitures qui s'étire sur deux ou trois kilomètres. Certains n'hésitent pas alors à faire un grand détour et se risquer vers cette région montagneuse et isolée de Zekri pour rejoindre, trente kilomètres plus loin, la route nationale, Béjaïa- Yakouren. La peur des embouteillages hante à tout moment l'automobiliste algérien là où il se rend.Propreté et sécurité« Petit Paradis », à une vingtaine de kilomètres à l'est d'Azzefoun, n'échappe pas, malgré un relatif éloignement, à la ruée des estivants. On y vient de partout au point qu'un nouveau parking a fait son apparition. La voiture a « démocratisé » l'accès à la plage. Certains louent des fourgons de transport collectif pour y passer une journée. C'est le cas de Hamza et de ses amis venus de Boghni qui est un bourg proche de Zemmouri ou de Cap Djinet. « Je viens ici car l'eau est plus claire et plus propre qu'ailleurs. Aucun rejet ne se déverse dans cette plage car on ne trouve pas de villages, alentour », nous dit il. Le port le plus proche est loin et les enfants avancent assez loin dans cette plage peu profonde. Elle s'étire sur plus d'un kilomètre et quelques familles campent sur les lieux en toute sécurité. Un jeune de Tipaza se dit aussi « heureux et n'éprouve aucune crainte ». Les lieux sont surveillés et les jeunes qui gèrent une partie de la plage veillent au grain. « On assure la propreté sitôt les estivants partis et nous louons des parasols à 300 DA et des tentes à 600 DA ». Un autre propose des pédalos pour 800 DA l'heure. Beaucoup de familles venues de toutes les wilayas apprécient cette plage où les femmes ne sont pas les victimes de l'inquisition. Les maillots deux pièces cotoient le hidjab, sans que cela soit mal perçu, outre mesure. Une autre raison sans doute de se croire dans un petit paradis.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Hammoudi
Source : www.horizons-dz.com